Le gouvernement fédéral défend sa réforme fiscale comme l’une des grandes mesures de la législature. Selon le ministre des Finances Jan Jambon, les nouvelles simulations réalisées par le SPF Finances montrent que les travailleurs belges disposeront bien d’un revenu net plus élevé dans les prochaines années. L’objectif affiché reste clair : renforcer l’écart financier entre le travail et l’inactivité.
Depuis le début de la législature, la coalition Arizona promet de « récompenser le travail ». La réforme fiscale portée par le gouvernement vise principalement à augmenter le salaire net des travailleurs tout en renforçant la différence entre les revenus du travail et certaines allocations sociales.
Des microsimulations réalisées par le SPF Finances ont été présentées mercredi à la Chambre afin d’évaluer concrètement les effets des mesures prévues. Selon Jan Jambon, les résultats confirment les objectifs du gouvernement.
Un écart plus important entre travail et inactivité
Les simulations montrent qu’un travailleur payé au salaire minimum disposerait d’un revenu nettement plus élevé qu’une personne au chômage de longue durée. Pour une personne isolée sans enfant, la différence mensuelle entre un salaire minimum et le chômage passerait de 562 euros actuellement à 791 euros après la réforme.
Dans le cas d’un revenu d’intégration, cet écart atteindrait même 834 euros par mois. Pour une personne isolée avec un enfant à charge, la différence grimperait de 373 euros à 644 euros. Selon Jan Jambon, ces chiffres démontrent que « ceux qui travaillent gagneront plus en net ».
Jusqu’à 150 euros nets supplémentaires par mois
Le gouvernement affirme également que les travailleurs verront directement leur salaire net augmenter. Pour un travailleur isolé rémunéré au salaire minimum, le gain pourrait atteindre jusqu’à 150 euros nets supplémentaires par mois d’ici 2030. Les bas et moyens revenus figurent parmi les principaux bénéficiaires de la réforme.
Un salarié isolé travaillant à temps plein avec un salaire brut de 2.800 euros gagnerait environ 126 euros nets supplémentaires par mois. En moyenne, les travailleurs isolés à temps plein bénéficieraient d’un gain proche de 96 euros par mois.
Les familles aussi concernées par la réforme fiscale
Les couples et les familles devraient également profiter de cette réforme fiscale. Pour un couple sans enfant où les deux salaires sont identiques, le gain pourrait atteindre 243 euros par mois lorsque les revenus bruts restent sous les 2.800 euros. Les couples avec enfants bénéficieraient d’avantages encore plus importants.
Avec un enfant à charge, le gain annoncé atteint jusqu’à 259 euros par mois pour les revenus inférieurs à 2.800 euros brut. Pour les familles avec deux enfants, ce montant grimperait à 269 euros mensuels.
Les indépendants bénéficieront aussi d’avantages fiscaux
La réforme fiscale prévoit également plusieurs mesures destinées aux indépendants. À partir des revenus de 2027, une déduction fiscale équivalente à 10 % du bénéfice imposable sera introduite avec un plafond fixé à 620 euros. Ce plafond passera ensuite à 830 euros à partir de 2029.
Selon le gouvernement, les indépendants aux revenus les plus faibles seront ceux qui profiteront le plus de cette mesure.
Une réforme encore très débattue
Malgré les chiffres avancés par le gouvernement, plusieurs partis d’opposition et organisations syndicales continuent de critiquer la réforme fiscale. Le débat reste particulièrement sensible autour de la question du pouvoir d’achat, de la redistribution et des efforts demandés à certaines catégories de la population.
Le gouvernement Arizona défend néanmoins une réforme qu’il considère comme indispensable pour renforcer l’emploi et améliorer l’attractivité du travail en Belgique.








