Rappels de produits : pourquoi près de 300 articles ont-ils été retirés des rayons en Belgique en 2025 ?

Près de 300 produits ont été rappelés en Belgique en 2025. Ce chiffre soulève des questions sur la sécurité alimentaire, mais reflète aussi un contrôle efficace.

Publié le
Lecture : 2 min
rappel
Rappels de produits : pourquoi près de 300 articles ont-ils été retirés des rayons en Belgique en 2025 ? Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

En 2025, près de 300 produits ont été rappelés en Belgique, un chiffre qui interpelle. Derrière ce volume élevé, faut-il craindre une dégradation de la sécurité alimentaire, ou au contraire, saluer l’efficacité d’un système de contrôle performant ? Les autorités sanitaires défendent un contrôle plus rigoureux, mais les consommateurs doivent-ils être inquiets ?

Les rappels concernent les produits jugés dangereux pour la santé, en raison de la présence de pesticides, de bactéries (comme la Listeria, Salmonella, ou certains E. coli) ou de fragments de verre ou de métal. Ces produits représentent un véritable danger pour les consommateurs. En revanche, les avertissements concernent principalement des erreurs d’étiquetage, des allergènes non mentionnés ou des dates de péremption incorrectes, des problèmes qui ne présentent un risque que pour une catégorie spécifique de consommateurs, comme les personnes allergiques.

En 2025, à côté des 279 rappels, on note également 99 avertissements, un chiffre en hausse par rapport à 2024, où seulement 66 avertissements avaient été recensés, rapporte RTL. Cette augmentation peut être interprétée comme un signe d’une vigilance accrue dans le suivi de la sécurité des produits alimentaires.

Les risques chimiques dominent les rappels

Une caractéristique notable des rappels de 2025 est la forte proportion de risques chimiques, qui représentent 44% des produits rappelés. Ces risques sont souvent liés à des concentrations anormales de pesticides, qui peuvent passer inaperçues sans l’utilisation de technologies d’analyse avancées. Ces produits peuvent concerner divers secteurs, allant des produits laitiers aux plats préparés en passant par des farines.

Viennent ensuite les risques microbiologiques (39%), liés principalement à des contaminations bactériennes, suivis des corps étrangers (22%), comme des fragments de verre ou de métal. Bien que cette prédominance des risques chimiques puisse surprendre, elle est le résultat de contrôles de plus en plus performants, permettant de détecter des anomalies qui, dans le passé, auraient pu passer inaperçues.

Un système de contrôle efficace mais imparfait

Le système de contrôle ne repose pas uniquement sur les autorités, mais aussi sur une collaboration efficace avec les entreprises. En 2025, environ 45% des signalements ont été effectués via le Rapid Alert System for Food and Feed (RASFF), un réseau européen permettant une communication rapide entre les États membres. Les entreprises jouent également un rôle crucial dans ce processus, étant responsables de 42% des notifications.

Cette capacité d’auto-surveillance des entreprises est un point positif, selon l’Afsca. Cela montre que le système de sécurité alimentaire en Belgique fonctionne bien, avec un réseau d’alerte et de correction rapide. Lorsqu’un problème est détecté, les autorités renforcent immédiatement les contrôles sur des produits similaires.

Des contrôles rigoureux, mais un risque zéro impossible

Chaque année, l’Afsca effectue plus de 106.000 inspections dans les exploitations agricoles, usines, restaurants et commerces. En parallèle, environ 64.000 échantillons sont prélevés et analysés. Malgré cet arsenal de contrôles, le risque zéro n’existe pas, comme le reconnaît l’Afsca. « On ne l’atteindra jamais », précise l’agence, tout en soulignant que la sécurité alimentaire reste très élevée en Belgique, avec un système de surveillance performant.

Que faire si vous avez consommé un produit rappelé ?

Lorsqu’un produit est retiré du marché, l’information est rapidement diffusée en magasin, sur le site internet de l’Afsca et via les réseaux sociaux. Si un consommateur a déjà consommé un produit concerné, la réaction dépend des symptômes observés. En cas d’absence de signes particuliers, aucune action n’est nécessaire. Cependant, en cas de doute ou de réaction, il est recommandé de consulter un médecin.

L’agence insiste aussi sur l’importance de se tenir informé et de suivre les communications de l’Afsca pour éviter de consommer des produits à risque.

Laisser un commentaire

Share to...