Le mois d’avril 2026 a été marqué par un net déficit de précipitations en Belgique. Les données publiées par l’IRM confirment une météo très sèche, accompagnée de températures supérieures aux normales.
Selon l’Institut royal météorologique (IRM), le mois d’avril qui vient de s’achever se classe comme le troisième plus sec depuis 1991. À la station de référence d’Uccle, seulement 9,1 mm de précipitations ont été enregistrés, contre une moyenne habituelle de 46,7 mm. Sur une grande partie du territoire, les cumuls de pluie n’ont atteint qu’environ 20 % des normales. Dans certaines zones, les niveaux sont encore plus bas, notamment dans le nord de la Flandre occidentale et à Termonde.
Au total, le déficit pluviométrique atteint environ 50 millimètres. Sur une période plus large, avril 2026 se distingue également. Pour la période de référence 1911-2020, seuls avril 2007 et avril 1996 présentent des niveaux plus faibles. En remontant aux premières observations en 1833, ce mois se situe juste en dehors des cinq plus secs jamais enregistrés.
Des précipitations faibles sur l’ensemble du pays
Le manque de pluie concerne l’ensemble du territoire, même si certaines disparités régionales apparaissent. La Côte enregistre les niveaux les plus faibles, avec environ 10 % des précipitations normales. Le Pays de Herve, en province de Liège, affiche les cumuls les plus élevés du mois, mais reste lui aussi en dessous des normales, avec environ 40 % des précipitations attendues. Cette répartition confirme une sécheresse généralisée, malgré quelques variations locales.
Parallèlement à ce déficit de pluie, les températures ont été relativement élevées. La moyenne mensuelle atteint 11,7°C, contre une normale de 10,4°C. Il s’agit du 15e mois consécutif avec des températures supérieures aux normales, une série qui n’avait encore jamais été observée. L’ensoleillement a également été important, avec 241 heures de soleil, bien au-dessus de la moyenne habituelle de 171 heures. Ce niveau place avril 2026 parmi les mois les plus ensoleillés de la période récente.
Une situation encore stable mais une météo à surveiller
À ce stade, la situation ne présente pas de difficulté majeure. Le niveau d’alerte reste fixé au vert, ce qui signifie qu’aucune mesure particulière n’est envisagée pour le moment. Certains indicateurs appellent néanmoins à la vigilance. Le niveau des rivières diminue progressivement, tout comme celui des nappes phréatiques. Si les précipitations restent insuffisantes dans les semaines à venir, une évolution vers un niveau d’alerte supérieur reste possible.
Des précipitations sont annoncées à court terme, ce qui pourrait contribuer à atténuer temporairement le déficit. Leur régularité dans le temps sera déterminante pour stabiliser la situation. Dans le secteur agricole, cette évolution est suivie de près. Certaines cultures, notamment les légumes à graines fines comme les carottes ou les épinards, nécessitent un apport en eau pour assurer leur développement.
À ce stade, aucune difficulté majeure n’est signalée, mais les besoins en eau pourraient devenir plus marqués en cas de prolongation de la sécheresse. Cette séquence illustre un début de printemps marqué par un manque de pluie, dans un contexte où températures et ensoleillement restent élevés sur l’ensemble du territoire.








