La météo énergétique des ménages belges se dégrade avec une flambée du prix du mazout. En moins d’un mois, les tarifs ont bondi à un niveau inédit sur le territoire. Malgré une légère baisse annoncée, les factures restent élevées pour de nombreux foyers.
Tout commence le 27 février, à la veille des premières frappes d’Israël et des États-Unis sur l’Iran. À cette date, le prix du mazout de chauffage s’établit à 0,8545 € par litre pour une commande inférieure à 2.000 litres. Un plein complet revient alors à 1.709 € au maximum. Dans les jours qui suivent, les tensions géopolitiques font grimper les cours du pétrole. Le marché bascule rapidement vers une phase de hausse.
Seize hausses en moins d’un mois
Depuis cette date, pas moins de 16 augmentations successives ont été enregistrées sur le marché belge. Cette série de hausses propulse le prix du litre à 1,4784 € quelques semaines plus tard. Pour un ménage, la conséquence est immédiate avec un plein atteignant 2.956,8 €. L’augmentation totale atteint 1.247,8 € en moins d’un mois. Cela correspond à une progression de 73 % en un peu plus de trois semaines.
Cette hausse intervient à un moment sensible pour de nombreux foyers en Belgique. À la sortie de l’hiver, certaines cuves arrivent à un niveau bas et nécessitent un remplissage rapide. Dans ce contexte, une facture proche de 3.000 € pèse lourdement sur les budgets. Les ménages dépendants du mazout sont directement exposés à ces variations. Cette situation accentue les tensions financières dans un contexte déjà marqué par des dépenses élevées.
Les prix du mazout de chauffage baissent ce mercredi
Une évolution apparaît ce mercredi avec une première baisse depuis plusieurs semaines consécutives. Le litre de mazout passe à 1,4429 €, soit une diminution d’un peu plus de 3 centimes. Pour un plein de 2.000 litres, la facture descend à 2.885,8 €, indique le SPF Economie. Cette baisse reste limitée au regard de la hausse récente observée sur le marché. Elle ne compense qu’une faible partie de l’augmentation enregistrée depuis fin février.
L’évolution du prix du mazout reste liée aux fluctuations du Brent, référence du pétrole au niveau mondial. Dans un contexte marqué par des tensions internationales, les variations peuvent rester rapides et imprévisibles. Les décisions politiques influencent directement les marchés de l’énergie. Cette situation maintient une incertitude pour les consommateurs belges. Les prochaines semaines dépendront largement de l’évolution du contexte international.








