Carburants : après le diesel, l’essence atteint un nouveau record en Belgique

Les prix de l’essence augmentent à nouveau en Belgique, atteignant des niveaux historiques. Une hausse liée aux tensions géopolitiques et à la crise au Moyen-Orient.

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Carburants : après le diesel, l’essence atteint un nouveau record en Belgique. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Les prix à la pompe ne cessent de grimper, et après le diesel, c’est au tour de l’essence de franchir un nouveau seuil historique. Ce vendredi 13 mars 2026, les consommateurs belges se retrouvent confrontés à une hausse importante des prix des carburants, alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le prix de l’essence n’avait pas atteint de tels niveaux depuis 2024, et cette nouvelle hausse pourrait bien avoir un impact direct sur les finances des ménages.

À partir d’aujourd’hui, les prix maximums de l’essence à la pompe augmentent de manière significative. Le prix du litre de l’essence 95 RON E5, la plus courante, connaît une hausse de 7,7 centimes, atteignant 1,761 euro. L’essence 95 RON E10, légèrement moins polluante, voit son prix augmenter de 7,3 centimes, se stabilisant ainsi à 1,75 euro le litre, indique le SPF Economie. Ces hausses sont directement liées à la flambée des prix du pétrole, exacerbée par le conflit au Moyen-Orient.

Le détroit d’Ormuz, un passage clé pour l’approvisionnement en pétrole, est particulièrement touché par la guerre, créant des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement et une pression supplémentaire sur les prix.

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Mise à jour du SPF Economie

 

L’impact sur l’essence premium et autres carburants

Mais l’impact ne s’arrête pas là. Le prix de l’essence 98 RON E5, plus premium, grimpe de 7,6 centimes, atteignant 1,816 euro le litre. L’essence 98 RON E10 suit également cette tendance avec une hausse de 7,5 centimes, s’établissant à 1,811 euro le litre. D’autres carburants comme le LPG (gaz de pétrole liquéfié) et le gasoil, utilisés en agriculture et pour le chauffage, connaissent aussi des hausses, touchant ainsi une large part de la population.

Ces hausses sont une conséquence directe de la situation géopolitique au Moyen-Orient. La guerre en cours, couplée à la fermeture partielle du détroit d’Ormuz, perturbe l’approvisionnement en pétrole brut, accentuant la hausse des coûts de production. La Belgique, bien que moins dépendante des combustibles fossiles que certains autres pays européens, subit néanmoins les effets de cette crise mondiale.

L’impact de cette hausse sur le portefeuille des Belges

Cette nouvelle augmentation survient dans un contexte déjà tendu. Le diesel, lui aussi, a récemment franchi la barre symbolique des 2 euros le litre. Bien que la Belgique ne soit pas le pays le plus touché par ces hausses, les consommateurs belges constatent une pression accrue sur leur budget, notamment pour ceux qui dépendent encore des voitures thermiques. Alors que l’option électrique reste hors de portée pour une partie de la population, cette augmentation des prix de l’essence pourrait ralentir la transition énergétique souhaitée par le gouvernement.

Le phénomène des hausses successives des prix des carburants, couplé aux fluctuations des prix alimentaires et énergétiques, pourrait avoir un impact plus large sur l’économie belge. Les experts s’inquiètent d’une pression supplémentaire sur le pouvoir d’achat des ménages, déjà confrontés à l’inflation et aux prix élevés des produits de consommation courante. Bien que la hausse des prix ne soit pas encore catastrophique, elle reste un signal d’alarme pour l’économie et pour les consommateurs qui risquent de voir leur quotidien de plus en plus affecté.

Les prochains mois seront cruciaux pour évaluer l’impact réel de cette situation sur les budgets des Belges et sur la stabilité économique du pays. La question demeure : comment faire face à cette nouvelle montée en flèche des prix tout en poursuivant les efforts vers une transition énergétique durable ?

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