Pour environ 400 000 travailleurs en Belgique, l’été débutera sous de meilleurs auspices. Après des mois d’incertitudes liées à la hausse des coûts de la vie, une bonne nouvelle arrive : la revalorisation salariale.
Ce 1er juillet, de nombreux Belges verront leur salaire ajusté grâce à l’indexation, un mécanisme bien établi dans le pays. Alors, quelles sont les catégories de travailleurs concernées par cette hausse, et de combien s’élèveront ces augmentations ?
Les secteurs à indexation annuelle : la métallurgie en tête
Le premier secteur concerné par cette indexation salariale est celui de la métallurgie. Environ 175 000 employés et ouvriers des commissions paritaires 111 (ouvriers) et 209 (employés) verront leur rémunération revalorisée à partir de juillet, selon Sudinfo. L’indexation annuelle, en vigueur dans ce secteur, se base sur la différence entre l’indice des prix de juin 2025 et celui de juin 2024. Pour cette année, la hausse prévue est de 2,65 %, bien que ce pourcentage puisse encore connaître de légers ajustements avant l’application de l’indexation.
Cette indexation annuelle affecte également le secteur des employés (CP 200), bien que ce dernier procède à l’ajustement de leurs salaires chaque mois de janvier. Dans le cas de la métallurgie, l’indexation a un effet direct sur le pouvoir d’achat de nombreux travailleurs qui, grâce à cette revalorisation, pourront mieux faire face à l’inflation et à la hausse des prix des biens essentiels. La mécanique d’indexation joue ici un rôle crucial pour soutenir ces travailleurs, en particulier dans un contexte économique où les hausses des prix pèsent lourdement sur le budget quotidien.
Une double indexation et les secteurs à réajustement trimestriel
Certains secteurs bénéficient d’une double indexation annuelle, ce qui signifie que les salaires de ces travailleurs sont ajustés deux fois par an, en janvier et en juillet. C’est le cas pour les ouvriers et employés des commissions paritaires 136 et 222, qui œuvrent dans l’industrie du papier et du carton, les ouvriers du nettoyage (CP 121), ainsi que ceux des secteurs graphiques, de l’imprimerie et de la presse (CP 130). Pour ces secteurs, la hausse attendue est de 1,43 % pour les commissions 130, 136 et 222, et de 1,61 % pour la CP 121. Ces ajustements permettront aux travailleurs de mieux faire face à l’augmentation du coût de la vie.
En parallèle, certains secteurs bénéficient d’une indexation trimestrielle, ce qui signifie que les salaires sont ajustés tous les trois mois. Cela concerne notamment 135 000 ouvriers du bâtiment (CP 124), qui verront leur salaire augmenter de 0,87 % dès juillet. D’autres secteurs à indexation trimestrielle comprennent la petite industrie du bois et du rembourrage (CP 126), avec une hausse similaire de 0,87 %, ainsi que les travaux techniques agricoles et horticoles (CP 132), dont les salaires augmenteront de 0,51 %. Les métiers liés aux technologies orthopédiques (CP 340) bénéficieront quant à eux d’une augmentation de 0,50 %.
Ces ajustements trimestriels, bien que moins importants en termes de pourcentage, touchent un grand nombre de travailleurs dans des secteurs clés tels que le bâtiment et l’agriculture. Pour ces ouvriers, cette revalorisation leur permet de mieux compenser l’augmentation des coûts de production, mais également d’améliorer leur quotidien face à des hausses continues des prix des matériaux et services.
Les autres secteurs : des exceptions et des délais d’attente
Cependant, tous les secteurs ne bénéficient pas de cette indexation en 2025. En dehors des secteurs mentionnés précédemment, de nombreux autres travailleurs devront attendre 2026 pour voir leur salaire ajusté. C’est le cas des employés du CP 200, du secteur agroalimentaire, de la logistique, de l’horeca et de l’agriculture, qui ne bénéficieront de l’indexation salariale qu’à partir de janvier 2026.
Les fonctionnaires, ainsi que les travailleurs des secteurs qui leur sont liés, verront également leur salaire ajusté plus tard. L’indexation des salaires dans ces secteurs dépend du dépassement de l’indice pivot, qui signale une hausse stable de 2 % du coût de la vie. Selon les prévisions actuelles, ce seuil ne serait franchi qu’en février 2026, et les salaires seraient revalorisés en mai 2026, suivis par les pensions et allocations.
D’autres secteurs, comme ceux des coiffeurs (PC 314) ou des ateliers protégés (PC 327, 330, 331, etc.), devront attendre mars ou avril 2026 pour voir leurs salaires réajustés. Enfin, les professions libérales, telles que les avocats, médecins ou leur personnel, ne sont pas soumises à une indexation automatique, à moins que leurs employés ne soient rémunérés au salaire minimum.








