La saison des moustiques a officiellement commencé en Belgique, marquant un nouveau défi sanitaire avec la progression du moustique tigre. Ce petit insecte noir, reconnaissable à ses rayures blanches sur les pattes arrière, a été recensé dans plusieurs communes belges depuis 2023.
Les autorités sanitaires, notamment l’institut Sciensano et l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers, insistent sur la nécessité d’une vigilance accrue. Elles appellent les citoyens à signaler sa présence pour mieux comprendre et limiter sa propagation.
Une implantation en pleine expansion sur le territoire belge
L’année dernière, le moustique tigre a été détecté dans 21 communes, dont 11 pour la première fois, témoignant d’une progression rapide et d’une implantation durable, rapprote Le Soir. En Flandre, l’insecte a fait son apparition dans six nouvelles communes, parmi lesquelles Berchem, Boom, Gand, Humbeek, Vilvorde et Wijnegem. Il avait déjà été signalé auparavant dans neuf autres communes, notamment Louvain, Melle ou Puurs-Sint-Amands. En Wallonie, il a été observé dans deux nouvelles communes (Baudour et Verviers), ainsi qu’à Ath, où il était déjà présent. À Bruxelles, le moustique tigre a été recensé sur les territoires de la Ville de Bruxelles, de Forest et de Saint-Josse-ten-Noode.
Les inspections ont également confirmé l’hivernage du moustique tigre dans plusieurs localités (Ath, Kessel-Lo, Puurs-Sint-Amands, Wilrijk et Lebbeke), ce qui prouve qu’il ne s’agit plus d’invasions ponctuelles, mais d’une installation durable. Depuis le début de la surveillance, le moustique tigre a été signalé dans 36 sites répartis sur 35 communes, avec une progression constante.
Le projet de surveillance a aussi révélé la présence du moustique tigre dans sept des huit parkings d’autoroute contrôlés en 2022 et 2023, soulignant son aptitude à se déplacer par les axes routiers et à coloniser de nouveaux territoires.
Des mesures renforcées et un rôle clé pour les citoyens
Face à cette progression, Sciensano et l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers rappellent que la mobilisation des citoyens est essentielle. En 2024, ce sont 47 moustiques tigres qui ont été signalés via la plateforme en ligne SurveillanceMoustiques.be ou l’application mobile dédiée, preuve que la participation du public est un levier indispensable pour le suivi.
Les autorités encouragent chacun à adopter des gestes simples pour limiter la prolifération, notamment en supprimant les eaux stagnantes où les moustiques pondent leurs œufs. Ces gîtes larvaires se trouvent souvent dans des endroits banals, tels que les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières bouchées ou les récipients abandonnés.
En parallèle, des campagnes d’information sensibilisent sur l’importance de porter des vêtements couvrants et d’utiliser des répulsifs adaptés, surtout en journée, lorsque le moustique tigre est le plus actif. Certaines communes ont instauré des actions ciblées, comme des traitements insecticides dans les zones sensibles et une surveillance renforcée des populations locales.
La collaboration entre les institutions publiques, les municipalités et les citoyens est au cœur de la stratégie de lutte contre cette espèce invasive. Signaler la présence de moustiques tigres sur les plateformes officielles aide à cartographier précisément leur répartition et à anticiper les risques sanitaires.








