Le carburant sera encore plus cher dans les prochaines semaines. C’est Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique de l’enseigne E.Leclerc, qui le dit, précisant que le scénario d’un litre à 2,40 euros est naturellement envisageable. Tout en restant prudent, il appelle à se préparer à l’avance à cette hausse.
Pour Michel-Edouard Leclerc se prépare à voir les prix du carburant atteindre 2,40 euros le litre. Il précise cependant : « Peut-être que ça n’arrivera pas », même s’il affirme se préparer. L’évolution du marché pétrolier est incertaine, explique-t-il car, il dépendant largement de la situation géopolitique.
Avec des carburants qui dépassent déjà les 2 euros le litre, les prix sont définitivement trop élevés en France. Cela n’arrange pas les affaires des ménages, mais aussi des professionnels et des secteurs dépendant des déplacements routiers.
Un marché du carburant toujours sous pression avec les tensions internationales
Michel-Édouard Leclerc estime que les prix actuels se situent déjà dans une zone très haute. « On est dans la zone la plus tangible de l’augmentation, (….) dans les eaux maximales », a-t-il déclaré.
L’évolution du carburant dépend notamment des cours du pétrole et des événements internationaux. Le conflit au Moyen-Orient reste un facteur d’incertitude important pour le marché de l’énergie, notamment en raison du rôle stratégique du détroit d’Ormuz, une zone majeure pour le transport pétrolier mondial.
Le président du comité stratégique d’E.Leclerc a également reconnu qu’il était difficile d’anticiper précisément la suite : « être incapable de tracer une perspective sur les prix des carburants ». Selon lui, une aggravation durable de la situation pourrait provoquer de nouvelles hausses pour les automobilistes.
Face à une envolée prolongée, Michel-Édouard Leclerc estime que les pouvoirs publics pourraient être contraints d’intervenir. « Je pense qu’il y a un seuil où les pouvoirs publics seront obligés, si ça durait et que c’était trop fort, de diminuer un peu la taxation des carburants quelqu’en soit la forme », a-t-il indiqué.
Les aides prolongées pour certains secteurs fortement dépendants du carburant
Pour limiter l’impact de la hausse des prix, le gouvernement a annoncé le maintien de certaines aides destinées aux secteurs les plus exposés. Les dispositifs seront reconduits pour les mois de septembre et octobre.
La ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, a précisé que ces aides concerneraient notamment les agriculteurs, les pêcheurs et le secteur du BTP. Les transporteurs ne seront en revanche plus concernés par cette prolongation.
Le coût de ce dispositif atteint 70 millions d’euros par mois. Michel-Édouard Leclerc a salué cette décision, estimant que les professionnels parcourant de nombreux kilomètres restent particulièrement vulnérables à la hausse du carburant.
« Une très bonne chose », a-t-il déclaré au sujet de ces mesures, en rappelant que « les gros rouleurs ont besoin d’aide ».
Les automobilistes restent exposés à une nouvelle hausse des prix
Pour les particuliers, une nouvelle augmentation du carburant pourrait avoir des conséquences importantes sur le budget quotidien. Les personnes utilisant leur véhicule pour travailler ou effectuer de longs trajets sont les premières touchées par ces variations.
Le scénario d’un litre à 2,40 euros reste une hypothèse et non une prévision certaine. Michel-Édouard Leclerc lui-même rappelle que l’évolution dépendra principalement de la situation internationale et des marchés pétroliers.
Dans les prochains mois, les prix du carburant resteront donc étroitement surveillés par les automobilistes comme par les professionnels. Entre tensions géopolitiques, fiscalité et aides publiques, plusieurs facteurs détermineront l’évolution de la facture à la pompe.








