Il y a un grand risque d’une hausse des prix dans le secteur de l’alimentation, en raison de la sécheresse qui a causé des difficultés dans l’approvisionnement. C’est ce que redoutent les industriels de l’agroalimentaire qui considèrent que la pénurie d’eau ne peut qu’affecter les productions agricoles, particulièrement les légumes et le blé dur. Pour eux, ce sont des hausses de quelques centimes, mais qui peuvent exercer une pression supplémentaire sur les ménages.
Finalement, la hausse des prix dans l’alimentation enregistrée ces dernières années va se poursuivre cette année dans certains rayons. C’est parce que les récoltes sont fragilisées par les conditions météorologiques que la production verra ses coûts augmenter, expliquent les entreprises.
Il faut savoir que la sécheresse frappe directement plusieurs filières agricoles en pesant sur les volumes disponibles. Le blé dur par exemple fait partie des productions surveillées de très près actuellement. Toute baisse des rendements entraîne une envolée du prix de cette matière première pour les fabricants. L’industrie des pâtes explique que les hausses pourraient rester mesurées.
Les acteurs du secteur parlent d’« un, deux ou trois centimes sur les pâtes » selon les références. Cependant, ces derniers rappellent que cette augmentation intervient après plusieurs années de tensions sur les coûts, et non dans l’immédiat. Ce n’est pas tout, les légumes sont aussi touchés. Certaines productions destinées à l’industrie agroalimentaire souffrent du manque d’eau, ce qui peut impacter directement la quantité disponible et les coûts.
Dans ce genre de cas, ces fabricants sont contraints d’adapter leurs approvisionnements ou accepter des prix plus élevés auprès des producteurs. Une situation qui vient plomber encore un peu plus le moral des consommateurs alors que l’inflation alimentaire a déjà fortement marqué les habitudes. Selon les données de l’Insee, les prix des produits alimentaires ont connu une flambée impressionnante entre 2022 et 2024.
Les industriels appellent à de nouvelles hausses des prix de l’alimentation
Les entreprises agroalimentaires expliquent devoir composer avec plusieurs facteurs : prix agricoles, énergie, transport, emballages et salaires. Même lorsque l’inflation ralentit, les coûts accumulés depuis plusieurs années continuent de peser sur les marges. Les négociations commerciales entre distributeurs et industriels pourraient donc être tendues. Les fabricants du secteur de l’alimentation cherchent à obtenir des hausses tarifaires pour préserver leur rentabilité, tandis que les enseignes de grande distribution veulent limiter l’impact sur les consommateurs.
L’association UFC-Que Choisir souligne que certains produits du quotidien restent nettement plus chers qu’avant la période inflationniste. Les relevés publiés par l’association montrent que l’alimentation a été l’un des principaux postes touchés par la hausse des prix ces dernières années. Pour les ménages, la situation pourrait surtout se traduire par des augmentations ciblées. Il est tout de même nécessaire de préciser que tous les produits ne sont pas concernés de la même manière.








