12 euros pour une veste et 9 euros pour un jean, : voici les nouveaux malus qui arrivent sur les sites d’ultra-fast fashion dès demain

L’ultra-fast fashion est ciblée par le gouvernement, notamment les marques Shein et Temu. Le malus instauré peut aller jusqu’à 19n50 euros.

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Ultra-fast fashion (Shein, Alibaba, Temu...)
12 euros pour une veste et 9 euros pour un jean, : voici les nouveaux malus qui arrivent sur les sites d'ultra-fast fashion dès demain - Crédit : MAXPPP - Patrice MASANTE | Econostrum.info

Certaines entreprises d’ultra-fast fashion devront connaître un malus financier sur les vêtements qu’elles écouleront en France, et ce, dès septembre. Les montants prévus ont été révélés par les autorités françaises, notamment des pénalités pouvant aller jusqu’à plusieurs euros, selon les produits concernés.

Cette décision du gouvernement cible essentiellement les marques chinoises Shein et Temu et toutes les marques dont le modèle repose sur des vêtements à bas prix produits massivement. C’est ce qu’on appelle l’ultra-fast fashion puisqu’elle s’accompagne d’un renouvellement très rapide des collections. L’Etat souhaite à ce titre limiter l’impact environnemental du textile et encourager la fabrication des vêtements plus durables.

Dès septembre, les vêtements concernés par le dispositif seront soumis à un malus dont le montant variera selon le type de produit. Il pourra ainsi atteindre 0,50 euro pour un caleçon ou une paire de chaussettes, 2 euros pour un T-shirt, 9 euros pour un jean et jusqu’à 12 euros pour une veste. 

En 2030, le malus peut monter à 2 euros pour un caleçon et jusqu’à 19,50 euros pour une veste . Ce montant va varier selon les caractéristiques des articles et des critères retenus dans le calcul de leur impact environnemental.

Quels sont les vêtements le plus ciblés ? 

En clair, plus un vêtement est considéré comme ayant un impact environnemental élevé, plus la pénalité sera importante. Les produits issus de modèles de production très rapides, avec de faibles prix et des volumes très importants, sont particulièrement visés par cette mesure.

A titre d’exemple, un caleçon pourra subir un malus allant jusqu’à 2 euros. Pour une veste, la pénalité maximale est de 19,50 euros. Pour les vêtements vendus à quelques euros seulement, la hausse peut représenter une différence importante pour le consommateur.

L’objectif immédiat derrière ce malus est de rééquilibrer la concurrence entre les marques traditionnelles et les plateformes spécialisées dans l’ultra-fast fashion. Ces dernières ont développé un modèle basé sur l’analyse rapide des tendances, la fabrication de grandes quantités et la commercialisation de milliers de nouvelles références chaque année.

Réduire l’impact environnemental du textile

Il faut dire que le secteur de la mode est régulièrement pointé du doigt pour son poids écologique. En effet, la fabrication des vêtements mobilise d’importantes quantités de ressources, notamment de l’eau, de l’énergie et des matières premières. La multiplication des collections et le renouvellement rapide des achats ont renforcé les critiques contre l’ultra-fast fashion.

Le gouvernement veut, ainsi, utiliser le système de malus pour inciter les fabricants et distributeurs à intégrer davantage de critères environnementaux dans leur production. L’argent qui sera collecté grâce à ces pénalités servira au financement de la filière textile responsable, centrée sur l’amélioration du recyclage et les solutions moins polluantes.

Pour les consommateurs, l’impact sera surtout visible sur les prix de certains produits très bon marché. Plus explicitement, les vêtements concernés vont devenir plus chers si les marques répercutent entièrement le montant du malus sur les prix d’achat.

Les marques d’ultra-fast fashion face à une nouvelle contrainte en France

Le gouvernement cherche aussi, par cette intiative, à envoyer un signal aux consommateurs en rendant plus visible le coût environnemental associé à certains produits. L’idée n’est pas d’interdire ces vêtements, mais de modifier les mécanismes économiques qui favorisent les prix extrêmement bas.

Enfin, l’application du malus, au 1er septembre, permettra de mesurer les premières conséquences sur les prix, les stratégies des marques et les comportements d’achat. 

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