Une caissière d’Alcampo, enseigne du groupe Auchan en Espagne, a perdu son emploi après avoir piqué 195 euros dans le portefeuille qu’un client avait oublié à proximité de la caisse. La scène s’est déroulée le 3 juillet 2024, dans un magasin de Saragosse.
La salariée travaillait alors depuis près de 19 ans pour l’enseigne. Elle a contesté son licenciement devant la justice, mais les tribunaux espagnols ont donné raison à son employeur, rapporte le Huffpost espagnol.
L’histoire a commencé lorsqu’un client avait quitté le magasin en laissant son portefeuille à proximité d’une caisse. La caissière l’a d’abord mis de côté. A la fin de son service, elle le récupère et prend les 195 euros en espèces qui se trouvaient à l’intérieur.
Elle remet ensuite le portefeuille près du terminal de paiement et prévient une responsable qu’un objet a été retrouvé. Mais lorsque le client récupère son portefeuille, il constate rapidement que l’argent n’y est plus et déposera plainte quelques jours plus tard.
Les caméras contredisent sa version
La police demande alors au magasin les images des caméras de surveillance. Les enregistrements permettent de revenir précisément sur les quelques minutes qui ont suivi la découverte du portefeuille.
Le 8 juillet 2024, la caissière affirme pourtant avoir trouvé les 195 euros sous sa caisse. Des affirmations vite démenties par les images de caméra surveillance qui montre que la salariée avait manipulé le portefeuille avant de le remettre à proximité de la caisse.
Selon la décision de justice rapportée par la presse espagnole, la salariée a fini par reconnaître les faits après avoir été confrontée aux enregistrements. Elle a également présenté ses excuses. Mais cela n’a pas suffi, puisque l’enseigne a engagé une procédure disciplinaire. Ainsi, le 31 juillet 2024, moins d’un mois après l’incident, la caissière a été licenciée.
Son ancienneté ne suffit pas à éviter le licenciement
La caissière a décidé de ne pas accepter son sort. Dans un premier temps, le tribunal du travail de Saragosse a rejeté sa demande. Elle fait alors appel, mais le Tribunal supérieur de justice d’Aragon confirme à son tour le licenciement.
Pour les magistrats, les éléments réunis dans le dossier permettent d’établir suffisamment les faits. Les images de vidéosurveillance ont notamment joué un rôle important dans cette décision. La justice a également prononcé une sanction de 600 euros contre la salariée, selon la décision rapportée par la presse spécialisée espagnole.








