À Bergerac, en Dordogne, un propriétaire a trouvé une solution pour le moins inhabituelle après le refus de ses locataires de son logement et plusieurs semaines de confrontation.
Le propriétaire, Jimmy Lestage, avait acheté le bien en 2019 et l’avait entièrement rénové. Lorsqu’il est parti vivre au Canada en 2024, il a choisi de louer la maison. Selon son témoignage rapporté par Sud Ouest, la location s’est déroulée normalement pendant environ un an et demi.
À son retour, il souhaitait récupérer son logement et affirme avoir donné congé à ses locataires avec six mois d’avance, alors que le délai légal est de six mois pour un logement vide lorsqu’un propriétaire donne congé dans les conditions prévues par la loi.
Mais, une semaine avant la date prévue, les occupants lui auraient annoncé qu’ils ne quitteraient pas les lieux. Face à cette situation, le propriétaire a alors décidé d’adopter une stratégie particulièrement surprenante.
Il passe trois nuits dans la maison puis s’installe en caravane
Du 23 au 25 juin, Jimmy Lestage affirme avoir vécu directement dans son propre logement avec ses locataires. Au total, sept personnes auraient ainsi occupé la maison simultanément, sans véritable échange entre elles. Au quatrième jour, la police serait intervenue et aurait indiqué au propriétaire qu’il ne pouvait pas continuer à loger avec les occupants. Il a alors déplacé son campement à quelques mètres du logement, dans une caravane installée devant le portail.
Il explique y être resté pendant 10 jours, en utilisant notamment l’eau et l’électricité provenant du garage. La situation s’est ensuite transformée en véritable bras de fer. Le propriétaire affirme notamment avoir découvert que ses locataires avaient ouvert un compte d’eau à son nom pendant deux ans, entraînant selon lui une facture supérieure à 2 000 euros. Il a alors coupé l’alimentation en eau du logement.
Les occupants auraient ensuite interrompu l’alimentation électrique de la caravane. En réaction, le propriétaire indique avoir demandé à son fournisseur d’énergie de réduire la puissance disponible. Il explique que certains appareils électriques faisaient alors disjoncter l’installation. Après plusieurs jours de cette confrontation, les locataires ont finalement quitté les lieux et remis les clés le 5 juillet.
Des dégâts estimés à 42 000 euros
Le propriétaire affirme toutefois que cette victoire a été suivie d’une nouvelle mauvaise surprise. Lorsqu’il a pu reprendre possession de son logement, il décrit une maison laissée dans « un état pitoyable ».
Un commissaire de justice aurait ensuite constaté les dégradations. Le montant avancé pour les dégâts atteint 42 000 euros, Jimmy Lestage envisage désormais d’engager des démarches judiciaires contre ses anciens locataires afin d’obtenir réparation.








