Grèce -12%, Turquie -14%, États-Unis -37%… : les réservations s’écroulent sur certaines destinations, mais les Français gagnent du temps pour choisir

Les réservations de voyages au forfait reculent nettement en 2026, avec des baisses marquées sur plusieurs destinations.

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Vacances
Grèce -12%, Turquie -14%, États-Unis -37%... : de plus en plus de Français attendent le dernier moment pour réserver leurs vacances - Crédit : Canva | Econostrum.info

Les réservations de voyages au forfait enregistrent un net ralentissement depuis le début de la saison estivale 2026, dans un contexte marqué par l’incertitude internationale et la hausse des prix des transports.

Selon les données du Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto), rapportées par BFM Business, les ventes sont en recul global, avec des disparités importantes selon les destinations. Certaines zones touristiques sont particulièrement touchées, tandis que la France tire son épingle du jeu grâce à une demande jugée plus sécurisante par les voyageurs. Le phénomène s’explique aussi par un comportement d’attentisme des Français, qui réservent de plus en plus tard leurs séjours.

Le Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto) fait état d’une baisse de 6,7% des ventes de séjours au forfait à fin mai sur un an. Cette tendance masque toutefois des écarts très marqués selon les destinations. Les États-Unis enregistrent une chute particulièrement forte de 37%, tandis que la Grèce recule de 12% et la Turquie de 14%. D’autres destinations méditerranéennes sont également affectées, comme la Tunisie avec -9%, le Portugal avec -9% et l’Espagne avec -3%.

Grèce -12%, Turquie -14%, États-Unis -37%... : les réservations s’écroulent sur certaines destinations, mais les Français gagnent du temps pour choisirPin

Cette évolution s’inscrit dans un contexte de prudence des voyageurs face à la situation géopolitique et économique. Le syndicat explique notamment que « la bonne dynamique des réservations (observée en début d’année) s’est enrayée dès le début du conflit au Moyen-Orient ».
Les données confirment un net essoufflement par rapport aux prévisions initiales.

Le Seto indique qu’à fin février, la saison estivale 2026 se présentait encore de manière favorable, avec une hausse attendue de +5,4% en volume d’affaires et de +4,1% en nombre de clients. Toutefois, cette dynamique se serait ensuite inversée, laissant apparaître un recul significatif des réservations. Le syndicat précise qu’à fin mai, alors que 73% de l’exercice estival était réalisé, il était constaté 85.000 clients de moins qu’en 2025, ainsi qu’un manque de 100 millions d’euros de volume d’affaires.

Reprise timide des réservations au mois de juin

Malgré ce recul, une reprise partielle des réservations est observée depuis le début du mois de juin. Le Seto note un regain d’activité sur les départs immédiats et les séjours de fin de saison, ce qui pourrait atténuer une partie de la baisse enregistrée au printemps. Cette amélioration reste toutefois fragile et dépend fortement du comportement des consommateurs dans les prochaines semaines.

La France apparaît comme la grande gagnante de cette période d’incertitude, avec une hausse de 6% des réservations. Ce report vers des destinations domestiques traduit une recherche de sécurité et de maîtrise des coûts. Le président du Seto souligne également un climat d’hésitation chez certains voyageurs : « Au printemps, les Français ont eu parfois peur de partir et de ne pas revenir ». 

Pour autant, des signaux positifs apparaissent pour la saison hivernale suivante. Le secteur du tourisme enregistre déjà un volume d’affaires de 350 millions d’euros, en hausse de +3,6%, représentant 20% du total de la saison hivernale 2025-2026. Le Seto observe aussi un intérêt renforcé pour certaines destinations long-courriers, notamment la République dominicaine et l’île Maurice.

Enfin, le syndicat souligne une dynamique plus favorable pour les mois à venir : « Les derniers retours de terrain indiquent depuis le 1er juin, une reprise pour les départs immédiats, le cœur de l‘été et l’arrière-saison (septembre-octobre) qui pourrait compenser le manque de volume des derniers mois ». 

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