Les salariés réclament davantage de salaire, l’équilibre vie pro-vie perso recule : ce que révèle une nouvelle étude

Les salariés français privilégient davantage le salaire que le temps libre, avec des écarts entre dirigeants et employés selon une étude.

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Salaires
Entre salaire et temps libre : ce que les salariés privilégient désormais (Sondage) . - Crédit : Canva | Econostrum.info

Une étude réalisée par la fondation Travailler autrement, en partenariat avec le Diot-Siaci Institute, met en évidence une évolution des attentes des salariés en matière de salaires, de temps de travail et d’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. L’enquête s’appuie sur un sondage de l’Ifop auprès de 1 000 salariés et 468 dirigeants.

Selon les résultats de cette étude , la question du pouvoir d’achat prend une place plus importante dans les priorités des salariés. La part de ceux qui privilégient le temps libre même au détriment d’un revenu plus élevé diminue fortement par rapport à 2022. Elle passe de 61 % à 39 % en 2026, selon la fondation Travailler autrement.

Le niveau de satisfaction lié à la rémunération varie selon les catégories socioprofessionnelles. Les cadres déclarent un niveau de satisfaction plus élevé, tandis que les employés apparaissent comme les moins satisfaits. Les écarts de perception entre dirigeants et salariés sont également mis en avant dans l’étude.

Perception des salaires et écarts entre salariés et dirigeants

L’étude indique un décalage entre la perception des dirigeants et celle des salariés concernant les niveaux de rémunération. 89 % des dirigeants interrogés estiment que les salaires versés permettent de couvrir les besoins essentiels des salariés et de leur famille. Parmi eux, 41 % estiment que cela est « tout à fait » le cas.

Du côté des salariés, 63 % partagent cette opinion. Moins d’un salarié sur cinq considère que cette affirmation est pleinement exacte. Selon les données du sondage, les cadres sont les plus nombreux à exprimer une satisfaction concernant leur rémunération, avec 81 % d’avis positifs. Ce taux atteint 98 % pour les revenus supérieurs à 4 000 euros mensuels. Les employés apparaissent comme le groupe le plus en retrait, avec environ la moitié estimant percevoir une rémunération jugée adaptée.

L’étude indique également que 87 % des salariés placent la hausse de leur salaires parmi leurs deux priorités principales. L’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle est cité par 16 % des répondants.

Les perceptions varient également selon les critères de comparaison. Environ deux tiers des salariés estiment que leur rémunération correspond au marché du travail pour leur poste. Une proportion comparable considère qu’elle est alignée avec leurs responsabilités. En revanche, 57 % jugent leur rémunération cohérente avec leur contribution ou leur expérience.

Différences entre PME et grandes entreprises et leviers de rémunération

L’étude met en évidence des écarts des salaires selon la taille des entreprises. La rémunération moyenne observée est de 2 321,50 euros. Elle est inférieure à 2 000 euros dans les entreprises de moins de 50 salariés et supérieure à 2 600 euros dans les structures de plus de 500 salariés.

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Ces différences s’accompagnent d’écarts sur les avantages complémentaires proposés par les employeurs. Parmi les dispositifs les plus cités figurent la couverture santé étendue aux familles, mentionnée par 84 % des dirigeants, ainsi que les primes diverses évoquées par environ trois quarts d’entre eux.

La rémunération variable liée à la performance est citée par 50 % des dirigeants interrogés. Les aides à la mobilité concernent également la moitié des entreprises. L’épargne salariale est mentionnée par 47 % des dirigeants, tandis que les titres-restaurant ou dispositifs de restauration sont cités par 46 %.

Patrick Levy-Waitz, président de la fondation Travailler autrement, déclare : « Un sérieux sujet d’équité ». Il ajoute également : « Cela raconte quelque chose de la société française et peut-être même de la carte électorale ». L’étude évoque enfin une différence de perception entre les salariés des PME et ceux des grandes entreprises, avec des écarts de rémunération et d’avantages associés.

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