Un pirate affirme détenir les données de près de 850 000 plaques d’immatriculation françaises, associées à des informations personnelles. Le fichier aurait été mis en vente le samedi 24 octobre sur un forum spécialisé. Selon les premiers éléments analysés par le site FrenchBreaches, celui-ci contiendrait plus de 905 000 enregistrements.
L’alerte a été relayée lundi 26 octobre par plusieurs médias. Le cybercriminel, qui utilise le pseudonyme ChimeraZ, affirme disposer d’une base de données reliant des numéros d’immatriculation à des informations permettant d’identifier leurs propriétaires.
Selon les éléments examinés par FrenchBreaches, ledit fichier compterait précisément 905 097 enregistrements, avec des noms, des prénoms, des adresses postales, des adresses électroniques et des numéros de téléphone associés aux plaques. Le nombre de 850 000 plaques avancé dans les premières informations et celui de 905 097 enregistrements ne désignent pas nécessairement à la même chose, car un fichier peut contenir plusieurs entrées pour une même personne ou un même véhicule.
Bien que le pirate affirme posséder ces informations, cette déclaration ne suffit pas à confirmer l’origine du fichier ni l’authenticité de toutes les données. Rien ne permet non plus d’établir combien d’automobilistes sont réellement touchés, ni si leurs coordonnées sont déjà utilisées à des fins frauduleuses.
Quels sont les risques pour les automobilistes ?
Un escroc disposant d’une plaque et des coordonnées de son propriétaire pourrait, par exemple, envoyer un SMS ou un courriel évoquant une contravention impayée. Le message semblerait plus crédible en reprenant des informations exactes sur le destinataire ou son véhicule.
Dans une alerte mise à jour le 10 août, Cybermalveillance.gouv.fr rappellait que de faux messages usurpant l’identité de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) circulaient pour pousser les victimes à payer une amende fictive ou à communiquer leurs coordonnées bancaires. Ces dernières pourraient également servir à personnaliser des tentatives d’hameçonnage ou à préparer des usurpations d’identité.
A leur niveau, les automobilistes doivent se méfier de tous les messages réclamant un paiement urgent, même s’ils mentionnent leur plaque d’immatriculation. En cas de doute, il vaut mieux vérifier l’amende sur un site officiel et signaler les SMS suspects au 33700. Si des coordonnées bancaires ont été transmises, il faut contacter sa banque sans attendre.








