Gabriel Attal présente un ensemble de mesures budgétaires dans la perspective de l’élection présidentielle. Le candidat du parti Renaissance évoque une réduction du nombre de fonctionnaires via des départs volontaires, une trajectoire de retour à l’équilibre des finances publiques sur dix ans et un encadrement renforcé de la gestion des dépenses publiques.
Dans un entretien publié au Parisien, Gabriel Attal fixe une trajectoire de réduction du déficit public. Il vise un niveau de 3 % du PIB avant 2032, contre environ 5 % actuellement. Il évoque une programmation sur dix ans avec un objectif d’équilibre des comptes publics à horizon 2037. Cette orientation serait soumise aux électeurs lors des scrutins à venir. Le candidat situe cette trajectoire dans un cadre européen et souhaite inscrire des objectifs de finances publiques dans une loi de programmation.
Une réduction de 100 000 postes de fonctionnaires
Le plan présenté comprend la suppression de 100 000 postes dans la fonction publique via des départs volontaires. Le dispositif s’ajouterait à des non-remplacements de certains départs à la retraite. Certains secteurs resteraient en dehors de cette dynamique, notamment l’éducation, les armées, la justice et l’intérieur. L’objectif affiché repose sur une réduction globale des dépenses publiques, estimée entre 120 et 150 milliards d’euros sur la période.
Gabriel Attal évoque une année dite « blanche » pour les prestations sociales lors du premier budget de 2028. Les petites retraites seraient exclues de cette mesure. Les dépenses sociales représentent une part importante des économies recherchées, estimées aux deux tiers de l’effort global. Le candidat mentionne également des réformes de structure portant sur les retraites, l’assurance chômage et les arrêts maladie.
Une règle de gestion stricte pour les responsables publics
Le projet inclut un principe qualifié de « discipline budgétaire zéro dérapage ». Les responsables ministériels ou administratifs dont les budgets ne seraient pas respectés pourraient quitter leurs fonctions. En cas de non-respect répété de la trajectoire budgétaire sur plusieurs années, une démission du gouvernement serait évoquée. Une règle d’or budgétaire pourrait aussi être soumise à référendum en début de quinquennat afin d’encadrer la trajectoire des finances publiques.
Le candidat souhaite engager une réorganisation des collectivités territoriales. Une nouvelle carte institutionnelle serait présentée à la rentrée. Le projet prévoit la création de nouvelles entités locales et un renforcement du pouvoir des maires dans l’organisation administrative. Cette orientation s’inscrit dans une réforme plus large de la structure de l’État et des collectivités locales, présentée comme un « big bang » institutionnel.








