Jacques Bousquet a choisi de transmettre l’ensemble de ses biens à la ville de Montpellier. Décédé le 24 janvier dernier à l’âge de 92 ans, cet ancien huissier, très investi dans la vie associative locale, avait désigné la Ville comme bénéficiaire de sa fortune. Le conseil municipal a accepté ce legs à l’unanimité, mardi 6 octobre.
Les premières informations publiées à ce sujet évaluent ladite fortune à 2,4 millions d’euros. Le patrimoine comprend des biens immobiliers et mobiliers, ainsi que plusieurs collections constituées au fil des années. La collectivité ne devra pas acquitter de droits de succession sur ce legs, selon Midi-Libre.
Dans le détail, la fortune comprend plusieurs appartements, une maison à Villeneuve-lès-Maguelone, un local professionnel, des parcelles agricoles et différents biens mobiliers. Les biens immobiliers ne se trouvent pas uniquement à Montpellier. Ils s’étendent également à Villeneuve-lès-Maguelone, Mauguio-Carnon, Alès et Nîmes. La Ville pourra conserver certains biens et en céder d’autres en fonction de ses besoins.
Des tableaux, des faïences et des objets anciens à préserver
Le legs ne se résume pas à un patrimoine immobilier. Jacques Bousquet était également un collectionneur passionné par l’histoire et les arts décoratifs. Son ensemble comprend, en effet, des tableaux, des faïences, des pièces d’orfèvrerie, des livres anciens, des bijoux… Certaines pièces sont déjà présentées au musée Fabre de Montpellier.
Son intérêt pour l’archéologie remontait à sa jeunesse. Une publication consacrée à son parcours indique qu’il pratiquait la spéléologie et l’archéologie dès l’âge de 15 ans, à partir de 1949. Il avait notamment participé aux travaux du groupe archéologique des Chênes Verts et occupé la vice-présidence de la Société archéologique de Montpellier entre 2012 et 2017.
Le testament impose, cependant, une condition à la Ville. La collectivité devra assurer la mise en valeur des collections, ainsi que des résultats de fouilles déposés auprès de l’association Les Chênes Verts et de la Société archéologique de Montpellier. C’est la seule charge mentionnée par la Ville concernant ce legs.
« C’est une preuve d’amour d’un Montpelliérain pour sa ville », a déclaré l’adjoint au maire Laurent Nison lors de la séance du conseil municipal. La municipalité doit désormais gérer un patrimoine mêlant immobilier, objets d’art et collections archéologiques, tout en respectant la volonté exprimée par le défunt.
Il faut dire que le geste de Jacques Bousquet n’est pas totalement inédit à Montpellier. En 2013, une habitante, Mme Guiraud, avait elle aussi légué sa fortune à la commune. Ce legs a notamment permis de porter un projet associant un Ehpad et une crèche dans le quartier de Boutonnet. Le projet actuellement prévu compte 80 lits d’Ehpad et 62 berceaux, avec un début des travaux en janvier 2026 et une livraison annoncée pour octobre 2027.








