Péage : il reçoit une amende de 375 euros alors que la barrière était cassée

Un simple passage au télépéage tourne au cauchemar pour un automobiliste. Une erreur administrative entraîne une lourde sanction qu’il tente de contester.

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Il pensait être en règle avec son télépéage : une simple erreur lui coûte 425 euros. Crédit : Canva | Econostrum.info

Parfois, un simple passage au télépéage peut devenir un très mauvais souvenir, c’est en effet l’amère expérience qu’a fait un automobiliste français qui s’est vu infliger une amende de plus de 300 euros.

Le 9 mai 2025, Philippe Rudowicz, ostéopathe à Antibes, emprunte une bretelle de l’autoroute A8 pour aller chercher son petit-fils à son cours de karaté. À son arrivée au péage, la barrière est levée, car elle est endommagée. L’automobiliste poursuit donc sa route, sans imaginer que ce passage lui vaudra une sanction financière plusieurs mois plus tard.

Un abonnement de télépéage valide

Pourtant, le conducteur dispose d’un abonnement de télépéage depuis dix ans, pour lequel il dépense environ 80 euros par mois. En consultant ses comptes bancaires, il découvre qu’une amende majorée de 375 euros a été directement prélevée par le Trésor public. À cette somme s’ajoutent 50 euros de frais bancaires, portant la facture à 425 euros.

Interrogé par Nice-Matin, l’automobiliste a exprimé son incompréhension. « Je ne comprenais pas comment une telle infraction pouvait m’être reprochée alors que j’ai un abonnement en règle », a-t-il déclaré. Selon Vinci Autoroutes, son badge n’aurait pas été détecté, probablement en raison d’un passage trop rapide. Même lorsque la barrière est hors service, le conducteur doit attendre que le voyant passe au vert pour franchir le péage.

La société précise qu’en cas de badge non détecté, ses services peuvent normalement annuler la pénalité initiale de 90 euros et réclamer uniquement le prix du trajet. Mais dans cette affaire, un autre problème administratif a empêché l’automobiliste de régulariser rapidement sa situation.

Pourquoi le conducteur n’a pas reçu l’avertissement

Le premier courrier de régularisation a été envoyé à une ancienne adresse, car Philippe Rudowicz n’avait pas actualisé sa carte grise après son déménagement. Une omission qu’il reconnaît : « J’avais pris ma retraite et j’ai totalement oublié de faire la modification sur ma carte grise ». En France, tout changement d’adresse doit être déclaré dans un délai d’un mois auprès de l’administration.

Faute de réponse dans les deux mois, le dossier a été transmis aux autorités compétentes, entraînant la majoration de l’amende. « Nous n’avons pas la compétence juridique pour annuler une amende d’État. L’usager doit s’adresser au Trésor public », affirme de son côté Vinci Autoroutes. L’automobiliste a alors contesté la sanction auprès de l’officier du ministère public, mais sa demande a été rejetée dans un courrier daté du 6 août 2026.

Le 15 octobre, il a finalement soumis son dossier à un médiateur, dans l’espoir de récupérer les sommes prélevées. « Je demande simplement le remboursement des 425 euros prélevés. Cela n’enlève rien au fait que l’amende est injustifiée », affirme-t-il. Pour l’instant, l’issue de sa démarche auprès du médiateur reste inconnue.

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