Bonne nouvelle pour ces travailleurs romands : deux augmentations salariales prévues dans ce secteur dès 2026

L’accord sur l’augmentation salariale des paysagistes romands est une mesure importante qui vise à améliorer les conditions de travail des employés tout en maintenant l’équilibre économique des entreprises.

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Bonne nouvelle pour ces travailleurs romands : deux augmentations salariales prévues dans ce secteur dès 2026 : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Les paysagistes romands bénéficieront d’une augmentation salariale conséquente à partir de 2026. Un accord entre les syndicats et les employeurs de la branche du paysagisme vient d’être signé, prévoyant une augmentation générale des salaires. 

Cette mesure concerne principalement les cantons de Fribourg, Neuchâtel, le Jura, le Jura bernois, ainsi que les communes de Bienne et d’Evilard-Macolin. Cette hausse répond aux attentes des salariés, tout en prenant en compte les réalités économiques des entreprises, et vise à renforcer la compétitivité du secteur. 

Une augmentation salariale pour soutenir le secteur

L’accord qui vient d’être signé entre les sections fribourgeoise et BEJUNE de Jardin Suisse, ainsi que les syndicats Unia, Syna et Grüne Berufe Schweiz, prévoit une augmentation des salaires de 2,2 % au 1er janvier 2026, suivie d’une nouvelle hausse de 1,1 % l’année suivante, indique un communiqué commun des syndicats et de Jardin Suisse. Cette revalorisation salariale concerne les salariés qui dépendent de la Convention collective de travail (CCT) étendue à la branche du paysagisme. L’objectif est de mieux rémunérer les paysagistes tout en maintenant un équilibre avec les conditions économiques des entreprises.

Les augmentations salariales s’appliqueront principalement dans les cantons de Fribourg, Neuchâtel, Jura et Jura bernois, ainsi que dans les communes de Bienne et d’Evilard-Macolin. Cette mesure permet de valoriser la profession tout en répondant aux attentes des salariés qui demandent une rémunération plus juste, compte tenu de la nature exigeante de leur travail. En effet, le métier de paysagiste implique souvent de travailler en extérieur, dans des conditions climatiques difficiles, tout en nécessitant une expertise technique pointue. De plus, les employeurs ayant déjà accordé une augmentation salariale entre le 31 décembre 2024 et le 31 décembre 2025 pourront déduire ces montants des 2,2 % de l’augmentation prévue.

Ce geste des partenaires sociaux est également perçu comme un moyen de renforcer l’attractivité du secteur. Le paysagisme, bien que peu médiatisé comparé à d’autres secteurs, joue un rôle essentiel dans l’aménagement du territoire, la gestion de l’environnement et la qualité de vie en Suisse romande. Il est donc crucial que ce secteur soit en mesure d’attirer et de maintenir une main-d’œuvre qualifiée.

Un compromis pour les employeurs et les salariés

L’augmentation salariale des paysagistes romands a été négociée dans un esprit de compromis. L’accord signé entre les syndicats et les employeurs vise à améliorer les conditions de travail des salariés tout en prenant en compte les contraintes économiques des entreprises. La branche du paysagisme est soumise à de nombreux défis, notamment la hausse des coûts des matériaux, la difficulté de recruter du personnel qualifié, et les variations saisonnières qui peuvent affecter la demande de services. Les entreprises doivent également faire face à la concurrence dans un marché qui reste tendu, en particulier dans certaines régions où les demandes en matière de services paysagers sont particulièrement fortes.

L’accord sur la revalorisation des salaires n’a pas pour but de fragiliser les entreprises, mais plutôt de maintenir un équilibre entre les salaires des travailleurs et la viabilité économique des entreprises. Dans ce contexte, la déduction des augmentations déjà accordées entre 2024 et 2025 est une mesure qui permet aux employeurs de s’adapter plus facilement tout en respectant l’accord signé. Cette approche tient compte des réalités économiques tout en préservant la compétitivité du secteur.

Les syndicats, pour leur part, estiment que cette hausse salariale est un signe de reconnaissance pour les paysagistes et un moyen de valoriser leur travail. Cela permet également de répondre à un enjeu crucial : la fidélisation des employés dans un secteur souvent confronté à des difficultés de recrutement. L’accord a ainsi pour but de répondre à une demande croissante pour des services de qualité, dans un contexte où la gestion des espaces verts et des aménagements paysagers devient de plus en plus stratégique, notamment avec les défis liés à l’environnement et à la transition écologique.

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