Le taux de chômage maintenu à 2,8 % en Suisse en septembre, les jeunes et les seniors sous pression

En septembre 2025, le taux de chômage en Suisse se maintient à 2,8 % malgré une légère hausse, un signe de résilience face aux défis économiques.

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Le taux de chômage maintenu à 2,8 % en Suisse en septembre, les jeunes et les seniors sous pression : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Le taux de chômage en Suisse reste stable à 2,8 % en septembre 2025, un niveau relativement bas dans un contexte économique mondial incertain. Bien que ce chiffre ait légèrement augmenté par rapport aux mois précédents, il demeure nettement inférieur à celui observé dans d’autres pays européens. 

Cette stabilité témoigne de la résilience du marché du travail suisse, malgré des tensions géopolitiques et des défis économiques mondiaux. Toutefois, cette situation masque des réalités plus complexes, notamment pour certaines tranches d’âge, comme les jeunes adultes et les seniors, qui font face à des difficultés croissantes pour s’insérer ou rester sur le marché du travail.

Une légère hausse du nombre de chômeurs en septembre

En septembre 2025, le nombre de chômeurs en Suisse a augmenté de 1 128 personnes, soit une hausse de 0,9 % par rapport au mois d’août, atteignant un total de 133 233 chômeurs, selon les chiffres publiés lundi par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO). Ce phénomène est significatif, car il marque une tendance inverse de la baisse observée pendant les premiers mois de l’année. Cependant, malgré cette hausse, le taux de chômage reste stable à 2,8 %, ce qui reste une performance solide dans le contexte économique actuel.

Comparé à septembre 2024, l’augmentation du nombre de chômeurs est de 19 988 personnes, soit une augmentation de 17,7 %. Ce chiffre met en lumière une pression croissante sur le marché du travail, notamment en raison des incertitudes économiques mondiales, telles que les droits de douane américains qui affectent les échanges commerciaux. Toutefois, cette hausse n’est pas nécessairement le signe d’une récession imminente, mais plutôt d’une adaptation du marché à des ajustements économiques plus larges.

Les jeunes adultes, particulièrement vulnérables sur le marché du travail, ont également vu une augmentation du chômage. Le nombre de jeunes chômeurs âgés de 15 à 24 ans a crû de 1,3 % par rapport au mois d’août, avec un total de 13 861 jeunes touchés. En revanche, cette hausse reste modérée, et le taux de chômage des jeunes adultes s’est maintenu à 3,2 %, bien qu’il ait augmenté de près de 16 % par rapport à l’année précédente. La difficulté d’insertion professionnelle pour cette tranche d’âge demeure un enjeu central, particulièrement dans un marché qui privilégie de plus en plus les compétences spécialisées.

Le marché de l’emploi et les seniors : des tendances contrastées

Une autre tendance importante observée en septembre 2025 concerne le chômage des seniors, en particulier les personnes âgées de 50 à 64 ans. Le nombre de chômeurs dans cette tranche d’âge a atteint 36 191, en hausse de 1 % par rapport au mois précédent, et de 17,5 % par rapport à l’année précédente. Bien que cette catégorie connaisse une augmentation significative, le taux de chômage des seniors reste stable à 2,5 %, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne nationale.

Cette stabilité relative peut être attribuée à plusieurs facteurs. D’une part, les travailleurs âgés bénéficient souvent d’une expérience précieuse et de réseaux professionnels étendus, ce qui facilite leur réinsertion dans le marché du travail. D’autre part, certains programmes fédéraux de soutien à l’emploi des seniors, notamment des aides à la reconversion professionnelle et à la formation continue, ont permis d’atténuer les impacts de cette hausse du chômage. Toutefois, la difficulté à trouver un emploi stable dans cette tranche d’âge reste un défi important, notamment dans les secteurs les plus touchés par la transformation numérique.

Il est également intéressant de noter qu’à la fin de septembre, près de 3 500 personnes avaient épuisé leurs droits aux indemnités de chômage au mois de juillet, soit une augmentation de 38,7 % par rapport à juin. Cette situation a des implications importantes pour les politiques sociales en Suisse, notamment en ce qui concerne les dispositifs d’accompagnement et de réinsertion des chômeurs de longue durée. L’augmentation des fins de droit souligne l’importance de garantir une transition fluide vers de nouveaux emplois ou une reconversion professionnelle pour ces individus.

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