Swiss, la compagnie aérienne suisse filiale du groupe Lufthansa, a dévoilé ses nouvelles mesures d’économie pour 2026, avec l’objectif de réduire de 10% ses effectifs administratifs. Cette décision fait partie d’une série de mesures visant à réduire les coûts et à répondre à la pression économique croissante sur le secteur aérien.
Face à un contexte financier tendu, la compagnie cherche à s’ajuster sans compromettre son efficacité opérationnelle. Pour éviter des licenciements massifs, la compagnie privilégie les départs volontaires accompagnés d’incitations financières
Réduction des coûts : Une nécessité pour rester compétitif
Jens Fehlinger, directeur général de Swiss, a souligné que cette réduction des effectifs administratifs était une « mesure raisonnable » face aux défis économiques actuels. Dans une interview accordée à NZZ am Sonntag, il a expliqué que les coûts structurels de l’entreprise avaient considérablement augmenté ces dernières années. Bien que le prix du kérosène soit un facteur majeur, d’autres dépenses ont également contribué à cette situation, notamment la maintenance des avions, les taxes environnementales et la hausse des coûts de personnel.
Afin de réduire ces dépenses, Swiss a décidé de réduire ses coûts de manière globale de 10%. Pour atteindre cet objectif, la compagnie mise sur des départs volontaires. À l’instar des mesures appliquées pour le personnel de cabine, Swiss propose des incitations financières. Par exemple, les employés qui prennent des congés sans solde reçoivent 20% de l’argent économisé sur leur salaire de base. Cela permet à l’entreprise d’ajuster ses effectifs sans avoir recours à des licenciements, ce qui reste une priorité pour la direction.
Fehlinger a précisé que cette approche vise à alléger les effectifs excédentaires sans perturber la structure sociale de l’entreprise. À l’heure actuelle, Swiss ne prévoit pas d’embauche de nouveaux collaborateurs, conformément aux décisions prises par la maison mère, Lufthansa. Swiss, bien qu’elle soit rentable, est confrontée à une concurrence accrue et doit se réajuster pour maintenir sa compétitivité sur un marché de plus en plus concurrentiel.
Les départs volontaires dans tous les secteurs : Un modèle déjà éprouvé
Le personnel administratif n’est pas le seul à être concerné par ces mesures d’économies. En mars 2026, Swiss a également mis en place une offre de départs volontaires pour ses membres du personnel de cabine. L’objectif était de réduire les effectifs excédentaires au sein de la base de Zurich, où environ 4000 membres du personnel sont employés. Cette initiative a permis à environ 140 employés de quitter la compagnie, tout en évitant des licenciements.
Pour inciter les employés à démissionner, Swiss a proposé une prime de 15’000 francs à ceux qui partaient avant la fin avril, rappelle Blick. Grâce à ces départs volontaires, la compagnie aérienne a pu réduire ses effectifs sans nuire à son image et sans perturber ses opérations. Fehlinger a souligné que ces mesures étaient « purement volontaires » et ont permis de répondre efficacement aux besoins de réajustement des effectifs tout en préservant une bonne ambiance au sein de l’entreprise.
À la fin de l’année dernière, le personnel au sol de Swiss, administration incluse, comptait environ 3432 collaborateurs. Les réductions d’effectifs au niveau administratif concernent donc une proportion importante de cette main-d’œuvre. Toutefois, Fehlinger a souligné que ces ajustements étaient nécessaires non seulement pour faire face aux coûts actuels, mais aussi pour assurer un développement continu de la compagnie. En effet, malgré une rentabilité stable, certains concurrents ont su dépasser Swiss en termes de rentabilité et d’efficacité opérationnelle.








