Choisir un pays où s’installer dépend autant du coût de la vie que de la sécurité, de la fiscalité ou des perspectives professionnelles. Un classement portant sur 192 destinations compare ces différents critères afin d’identifier les pays les plus favorables aux expatriés en 2026.
Cette année, un petit État du nord-est de l’Europe devance plusieurs puissances économiques et destinations ensoleillées. La Suisse reste bien placée, mais son niveau de vie élevé et son climat l’empêchent d’intégrer le top 20.
L’Estonie s’impose devant Singapour et la Malaisie
L’Estonie occupe la première place du «Relocation Index 2026», un classement établi par la plateforme de conseil Rumavi. Ce pays balte se distingue notamment par ses infrastructures numériques et bancaires, son environnement favorable aux entrepreneurs et les droits de propriété accordés aux non-résidents.
Les auteurs du classement considèrent l’Estonie comme une destination particulièrement adaptée aux familles et aux personnes qui souhaitent créer ou développer une entreprise. Le pays est déjà réputé pour la place accordée aux démarches administratives numériques, un atout important pour les nouveaux arrivants.
L’Estonie ne réalise toutefois pas un parcours parfait. Son climat, marqué par des hivers longs et froids, lui fait perdre des points. Son coût de la vie est également jugé relativement élevé par rapport à celui d’autres destinations étudiées.
Deux pays d’Asie du Sud-Est complètent le podium. Singapour arrive en deuxième position grâce à son environnement économique, ses infrastructures et sa fiscalité attractive. La Malaisie se classe troisième et ressort particulièrement bien pour les retraités ainsi que pour les travailleurs nomades.
Un classement établi à partir de 24 critères
L’étude porte sur 192 pays et repose sur quatre grandes catégories. Elle prend en compte les finances et la fiscalité, la qualité de vie et la santé, la sécurité et la stabilité, mais aussi les possibilités d’installation et les perspectives offertes aux nouveaux arrivants.
Au total, 24 critères ont été analysés et notés sur une échelle allant de 0 à 100. La stabilité politique, le niveau d’imposition, les infrastructures numériques ou encore les conditions offertes aux entrepreneurs figurent parmi les éléments retenus.
Le résultat peut également varier selon le profil de la personne qui envisage de déménager. La plateforme propose ainsi des pondérations différentes pour les familles, les entrepreneurs, les retraités, les nomades numériques ou les candidats recherchant avant tout une fiscalité avantageuse.
La Malaisie apparaît par exemple comme l’une des meilleures options pour les retraités et les personnes travaillant à distance. Singapour se révèle plus adapté aux entrepreneurs et aux expatriés qui accordent une grande importance à la fiscalité et à l’environnement des affaires.
La Suisse freinée par ses prix et son climat
La Suisse occupe la 24e place du classement général. Elle reste donc dans la partie supérieure du tableau mondial, sans toutefois parvenir à rivaliser avec les destinations les mieux notées.
Son principal handicap reste son coût de la vie particulièrement élevé. Le logement, les assurances, les transports et les dépenses courantes peuvent rapidement peser sur le budget des personnes qui viennent s’y installer.
Le climat joue également en sa défaveur, comme l’indique Blick. Les hivers froids et gris diminuent son attractivité auprès des expatriés qui privilégient des températures plus douces ou un ensoleillement important. La Confédération obtient par ailleurs des résultats moins favorables pour les retraités et les nomades numériques.
Elle conserve néanmoins de sérieux atouts. La Suisse atteint la septième place dans la catégorie consacrée à la fiscalité et monte sur la troisième marche du podium pour les entrepreneurs.
Ses infrastructures financières, sa stabilité et son environnement favorable aux affaires continuent donc de séduire les profils professionnels disposant de revenus élevés. Ces avantages ne suffisent cependant pas à compenser totalement les dépenses nécessaires pour y vivre.
À l’autre extrémité du classement, l’Afghanistan, le Yémen et le Soudan du Sud occupent les trois dernières positions. Leurs faibles résultats s’expliquent principalement par les difficultés rencontrées en matière de sécurité, de stabilité politique et de qualité de vie.








