Immobilier : Zurich prend la tête du classement des villes les plus exposées au risque de bulle

Les prix de l’immobilier continuent de grimper dans certaines grandes villes du monde, mais une métropole suisse attire désormais particulièrement l’attention des experts.

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Immobilier : Zurich prend la tête du classement des villes les plus exposées au risque de bulle : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Le marché immobilier zurichois attire toujours autant, mais il inquiète désormais les économistes. Selon le nouvel indice mondial des bulles immobilières d’UBS, Zurich est devenue en 2026 la ville présentant le plus fort risque de surchauffe immobilière parmi les grandes métropoles analysées.

La banque suisse ne parle pas d’une bulle déjà formée, mais identifie plusieurs signaux qui peuvent annoncer des déséquilibres. Une progression des prix plus rapide que celle des revenus, une offre limitée et un écart grandissant entre la valeur des logements et les fondamentaux économiques.

Zurich détrône les autres grandes métropoles

Pour cette douzième édition, UBS a analysé 23 grandes villes internationales. Zurich arrive en première position du classement, notamment en raison de la forte hausse des prix immobiliers ces dernières années.

Selon le rapport d’UBS, la faiblesse des taux d’intérêt a contribué à soutenir la demande, tandis que l’offre de logements reste limitée dans la ville. Cette combinaison a favorisé une augmentation des prix qui s’est progressivement éloignée de l’évolution des revenus.

La métropole suisse bénéficie également de son attractivité économique. En plus de son rôle historique dans la finance et l’assurance, Zurich attire de plus en plus de cadres et de salariés liés aux secteurs technologiques et à l’intelligence artificielle.

Cette arrivée de profils aux revenus élevés renforce la pression sur un marché déjà tendu.

Tokyo et Miami restent sous surveillance

Tokyo occupe la deuxième place du classement mondial. Après plusieurs années de hausse importante, les prix des logements ont progressé plus rapidement que les revenus des habitants, selon UBS.

Miami, qui occupait la première place les deux années précédentes, recule à la troisième position. Les économistes d’UBS constatent un « refroidissement » du marché, notamment en raison de coûts d’emprunt plus élevés.

Le risque reste toutefois considéré comme important dans la ville américaine.

Lisbonne, une envolée des prix spectaculaire

Parmi les nouvelles villes intégrées à l’indice, Lisbonne attire particulièrement l’attention. La capitale portugaise se classe septième, mais elle affiche la progression des prix immobiliers la plus rapide parmi les villes étudiées ces dernières années.

UBS explique cette évolution notamment par les politiques ayant favorisé l’arrivée de capitaux et de résidents étrangers.

Séoul fait également partie des marchés surveillés. La banque souligne notamment la forte progression des segments immobiliers haut de gamme, portée par l’augmentation du patrimoine des ménages les plus aisés.

Les logements de luxe creusent les écarts

UBS observe une tendance commune dans plusieurs grandes villes. Les biens haut de gamme progressent plus vite que le reste du marché.

La banque explique que la croissance des fortunes liées notamment à l’intelligence artificielle et la hausse des marchés financiers ont renforcé le pouvoir d’achat des ménages les plus riches.

Cette dynamique accentue les écarts entre les différents segments du marché immobilier.

À Zurich comme ailleurs, UBS rappelle toutefois qu’un risque de bulle ne signifie pas qu’un effondrement est imminent. Une véritable bulle ne peut être confirmée qu’après son éventuel éclatement.

Le classement met surtout en évidence les villes où les prix des logements semblent aujourd’hui les plus déconnectés des revenus et des conditions économiques locales.

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