La Suisse conserve deux représentantes parmi les dix villes les plus agréables à vivre au monde, mais le classement 2026 laisse un goût plus amer. Deux de ses métropoles vedettes perdent du terrain après avoir longtemps flirté avec le sommet.
Pendant ce temps, l’Australie et plusieurs villes asiatiques poussent fort. La nouvelle hiérarchie mondiale montre que quelques dixièmes de point peuvent désormais tout changer.
Zurich perd trois places et Genève recule encore
Pour Zurich, le réveil est brutal. Deuxième ex aequo du classement mondial en 2025, la plus grande ville de Suisse tombe à la cinquième position cette année. Genève suit une trajectoire similaire et glisse de la cinquième à la sixième place.
Pas question pour autant de parler d’un effondrement de la qualité de vie. Les deux villes restent installées dans un cercle extrêmement fermé et continuent d’afficher des résultats parmi les meilleurs au monde.
Le classement de l’Economist Intelligence Unit évalue 173 villes à travers plusieurs dizaines d’indicateurs. La stabilité, la santé, la culture et l’environnement, l’éducation ainsi que les infrastructures entrent notamment dans le calcul.
Mais lorsque les premières villes du classement affichent toutes des scores très élevés, le moindre recul peut coûter cher.
Copenhague conserve ainsi la première place pour la deuxième année consécutive. La capitale danoise se distingue notamment par des résultats parfaits en matière de stabilité, d’éducation et d’infrastructures.
Vienne occupe la deuxième position, devant Melbourne et Sydney. Zurich arrive cinquième et Genève sixième. Osaka, Adélaïde, Vancouver et Tokyo complètent le top 10 mondial.
La présence de deux villes suisses parmi les dix premières reste une performance remarquable. Peu de pays peuvent en dire autant. Mais après la deuxième place de Zurich et la cinquième de Genève en 2025, le millésime 2026 marque clairement un coup d’arrêt.
L’Asie accélère pendant que l’Europe marque le pas
Le recul des deux villes suisses s’inscrit dans un classement mondial en pleine évolution. L’Europe occidentale reste la région la mieux évaluée pour la qualité de vie, mais sa note moyenne s’est légèrement érodée.
À l’inverse, plusieurs métropoles asiatiques progressent rapidement. Le Japon place désormais Osaka et Tokyo dans le top 10. Plus largement, neuf villes asiatiques figurent parmi les vingt premières du classement. Une progression notamment portée par les investissements dans les infrastructures et les améliorations observées dans le domaine de la santé.
L’Australie frappe elle aussi très fort. Melbourne, Sydney et Adélaïde apparaissent toutes parmi les dix villes les plus agréables à vivre de la planète. Trois métropoles australiennes se retrouvent ainsi directement au contact des villes suisses.
Selon les éléments du classement relayés par CNN, les progrès enregistrés en Asie contrastent avec une dégradation de la stabilité dans plusieurs régions du monde. Les tensions géopolitiques ont notamment pesé sur certaines villes du Moyen-Orient.
Dans ce contexte, le sommet devient de plus en plus difficile à conserver. Les grandes villes ne sont plus seulement comparées sur la qualité des transports ou des services publics. La sécurité, l’accès aux soins, la stabilité politique et l’offre culturelle peuvent rapidement modifier leur position.
Pour Zurich et Genève, le verdict est donc à double tranchant. Les deux villes restent parmi les endroits les plus agréables à vivre au monde, ce qui demeure une performance rare.
Mais la concurrence accélère. Et après des années passées tout près du sommet, les deux métropoles suisses viennent de découvrir qu’à ce niveau, quelques dixièmes de point suffisent pour dégringoler de plusieurs marches.








