Dans son édition 2026, le classement des banques les plus sûres de Global Finance accorde la deuxième place mondiale à la Banque cantonale de Zurich. UBS atteint de son côté le 24e rang, après un bond de 16 places, alors que le débat sur son encadrement réglementaire se poursuit en Suisse.
Ces positions reposent sur une évaluation de la capacité des établissements à honorer leurs engagements financiers, avec un avantage important pour certaines banques bénéficiant d’une garantie publique.
La Banque cantonale de Zurich reste sur le podium
La Zürcher Kantonalbank conserve la position qu’elle occupait déjà l’année précédente. Devant elle, une seule institution : la KfW allemande, qui termine première pour la 17e année consécutive.
La Suisse place aussi la Banque cantonale de Bâle, ou BKB, à la huitième position. Elle maintient elle aussi son rang dans ce palmarès, où les établissements européens occupent les douze premières places.
Ce résultat met en lumière des banques cantonales moins présentes dans le débat international que le géant UBS. Leur classement reflète notamment la manière dont les agences de notation évaluent leur solidité et les soutiens dont elles disposent.
UBS gagne 16 places et rejoint le top 25
Pour UBS, la progression est nette, elle passe de la 40e à la 24e place en un an. L’écart avec 2023, année de l’annonce du rachat de Credit Suisse, est encore plus marqué. La banque figurait alors au 48e rang.
Le classement général rassemble toutefois des établissements aux statuts différents. Dans le palmarès distinct consacré aux banques commerciales, UBS atteint la dixième place.
Cette catégorie suit une règle particulière. Global Finance en exclut les banques détenues majoritairement par un État ou des autorités régionales. Le changement de périmètre explique donc pourquoi une même banque peut afficher deux positions dans les résultats publiés.
Ce que Global Finance mesure pour établir son classement
Le palmarès, relayé par Blick, repose sur les notes de crédit à long terme attribuées par Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch. Global Finance précise que son édition 2026 utilise les évaluations disponibles au 27 août 2026.
Les établissements doivent disposer d’une note délivrée par au moins deux de ces trois agences pour figurer dans la sélection des 500 plus grandes banques examinées. La méthodologie s’intéresse à leur capacité à respecter leurs obligations financières. Plus les notes sont favorables, meilleure est leur position.
Le terme de sécurité désigne ici la qualité de crédit. Pour lire le résultat, il faut donc regarder ce que les agences évaluent, ainsi que les garanties susceptibles de renforcer cette appréciation.
La garantie publique, un atout dans l’évaluation
La Banque cantonale de Zurich bénéficie de la garantie du canton. Celui-ci répond des engagements de l’établissement si les moyens propres de la banque ne suffisent plus, à l’exception des engagements subordonnés.
Sur son site, la banque cite cette garantie parmi les facteurs qui soutiennent ses notes, aux côtés notamment de sa capitalisation et de sa position sur son marché. À fin 2025, elle annonçait environ 15,7 milliards de francs de fonds propres dans sa présentation de la garantie cantonale.
La BKB dispose également d’une garantie du canton de Bâle-Ville, encadrée par ses propres dispositions légales.
La KfW, qui domine le palmarès, est pour sa part détenue par la République fédérale d’Allemagne et les Länder et bénéficie elle aussi d’une garantie publique. Les établissements européens représentent 17 des 25 premières places du classement général 2026, indique Global Finance.








