L’accord douanier entre la Suisse et les États-Unis, signé récemment, n’a pas tardé à produire ses premiers effets. En l’espace de quelques jours, deux poids lourds de l’industrie suisse – Stadler Rail et Novartis – ont annoncé des projets d’envergure qui se traduiront par la création de près de 1 000 nouveaux emplois aux États-Unis.
Ces annonces illustrent non seulement l’impact immédiat de l’accord, mais aussi la rapidité avec laquelle les entreprises suisses s’adaptent à un environnement économique qui leur est désormais plus favorable. Cette dynamique souligne l’importance stratégique de cet accord, qui crée de nouvelles opportunités pour les entreprises suisses d’investir et de se renforcer sur un marché américain toujours plus attractif.
Stadler Rail : 200 nouveaux postes en un clin d’œil à Salt Lake City
Quelques jours après la signature de l’accord douanier entre la Suisse et les États-Unis, Stadler Rail, le constructeur suisse de trains, a annoncé un projet d’expansion majeur à Salt Lake City. L’entreprise a choisi d’agrandir son usine pour répondre à la demande croissante des réseaux ferroviaires et des métros américains. Ce projet a des répercussions immédiates : près de 200 nouveaux emplois seront créés dans cette usine, portant l’effectif total à près de 800 employés.
Cet investissement s’inscrit dans une dynamique plus large : celle de la croissance de l’industrie ferroviaire aux États-Unis, où la demande pour des équipements modernes ne cesse d’augmenter. Stadler Rail, qui a déjà remporté plusieurs appels d’offres importants dans ce domaine, a vu dans l’accord douanier une opportunité de renforcer sa production sur place. Non seulement cette décision permet à l’entreprise de mieux répondre à la demande locale, mais elle offre aussi une flexibilité accrue pour ses projets futurs. Avant cet agrandissement, une partie de la production, notamment le soudage des carrosseries de trains en aluminium, était réalisée en Hongrie. Désormais, cette étape se fera à Salt Lake City selon le média suisse Watson, un changement significatif qui montre à quel point l’accord douanier a simplifié et rendu plus attractif le modèle de production local.
Novartis : 700 emplois en Caroline du Nord pour renforcer la production locale
Non loin de là, Novartis a également frappé fort en annonçant la création de deux nouvelles usines en Caroline du Nord, avec à la clé la création de 700 emplois d’ici 2030. Ce projet s’inscrit dans un investissement global de 23 milliards de dollars, destiné à renforcer la production locale de médicaments pour le marché américain. Ces nouvelles usines, situées à Durham et Morrisville, devraient être opérationnelles d’ici 2027-2028.
Le PDG de Novartis, Vasant Narasimhan, a souligné que cet investissement vise à rendre la chaîne d’approvisionnement des médicaments américains « plus résistante », en produisant sur place les médicaments destinés aux patients américains, relate Watson. L’objectif est d’assurer une meilleure sécurité d’approvisionnement et de réduire les risques liés aux chaînes de production mondiales, fragilisées ces dernières années par des crises sanitaires mondiales comme la pandémie de COVID-19.
Tout comme Stadler Rail, Novartis répond ici à une exigence croissante des États-Unis de renforcer leur production locale. L’administration de Donald Trump avait incité les entreprises étrangères à investir massivement sur le sol américain, et l’accord douanier signé avec la Suisse a créé les conditions idéales pour que ces projets prennent forme. Le groupe suisse bénéficie ainsi de réductions fiscales significatives, ce qui le pousse à rapatrier une partie de sa production. Ces investissements vont non seulement créer des emplois locaux, mais aussi soutenir l’industrie pharmaceutique américaine, tout en consolidant la position de Novartis sur ce marché stratégique.







