Le changement arrive dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026. À 3 h du matin, les horloges suisses reviendront à 2 h. Le pays quittera alors l’heure d’été pour retrouver l’heure normale, plus couramment appelée heure d’hiver.
Pour ceux qui hésitent chaque automne devant leur montre, le repère est simple : cette fois, on recule d’une heure. C’est aussi ce qui permettra au dimanche de compter exceptionnellement 25 heures.
Une heure qui se vivra deux fois dans la nuit
Concrètement, le créneau compris entre 2 h et 3 h se déroulera deux fois. Une première fois à l’heure d’été, puis une seconde après le retour à l’heure normale.
Les couche-tard disposeront ainsi d’un peu plus de temps dans leur nuit de samedi à dimanche. Pour ceux qui préfèrent dormir, se coucher à la même heure et conserver la même heure de réveil affichée laissera la possibilité de passer une heure supplémentaire au lit.
Cette heure gagnée concerne le temps compté par nos horloges. Le changement ne crée aucune lumière du jour supplémentaire : il décale les heures auxquelles nous voyons le soleil se lever et se coucher. Les soirées paraîtront donc s’assombrir plus tôt à la montre.
La Suisse suit ce rythme depuis 1981
Comme le rappelle Blick, la Suisse a adopté l’heure d’été en 1981, afin d’éviter de fonctionner avec une heure différente de celle de ses voisins. Aujourd’hui encore, le passage d’octobre concerne aussi la plupart des pays européens.
Le calendrier repose sur deux rendez-vous : le dernier dimanche de mars pour passer à l’heure d’été, puis le dernier dimanche d’octobre pour revenir à l’heure normale. Le mouvement de ce week-end s’inscrit donc dans cette alternance annuelle.
La prochaine bascule est déjà prévue le 28 mars 2027. Cette fois, il faudra avancer les montres d’une heure : à 2 h, il sera 3 h. Le créneau retrouvé dimanche prochain disparaîtra alors lors du passage au printemps.
L’heure d’été toute l’année aurait aussi ses revers
L’idée d’en finir avec les changements d’heure séduit, mais elle impose de choisir l’heure à conserver. Une analyse publiée le 5 octobre dans le Canadian Medical Association Journal, menée notamment par Raymond Lam, de l’Université de Colombie-Britannique, examine les conséquences de ce choix.
Les principales organisations spécialisées dans le sommeil et les rythmes biologiques recommandent l’heure standard permanente, correspondant à l’heure d’hiver. La lumière du matin aide à synchroniser notre horloge biologique avec la journée de 24 heures.
Maintenir l’heure d’été pendant les mois froids repousserait le lever du soleil d’une heure à la montre. Les départs pour l’école ou le travail se feraient alors plus longtemps dans l’obscurité. Les auteurs soulignent notamment les préoccupations pour le sommeil et l’humeur, ainsi que pour les personnes souffrant de dépression saisonnière.
Plusieurs pays ont déjà fait marche arrière
L’heure d’été permanente a déjà été expérimentée. Aux États-Unis, elle avait été instaurée pendant la crise énergétique de 1974, avant d’être abandonnée moins d’un an plus tard.
La Russie avait également choisi cette formule en 2011, puis y avait renoncé en 2014. Le Chili est lui aussi revenu sur une mesure similaire après l’avoir introduite en 2015. Ces expériences figurent parmi les précédents examinés par les chercheurs pour éclairer les choix actuels sur la fin des changements d’heure.








