Dans un monde où la paix recule encore, la Suisse signe une progression remarquée. Le Global Peace Index 2026 place la Confédération au troisième rang des pays les plus sûrs au monde, derrière deux autres pays.
Une performance qui contraste avec la détérioration générale observée dans de nombreuses régions. Une progression qui confirme l’image de stabilité du pays, au moment où les conflits et les tensions internationales fragilisent de nombreuses régions.
La Suisse gagne deux places dans un monde plus instable
Le Global Peace Index 2026 confirme une tendance préoccupante : la paix mondiale continue de se dégrader. Le niveau moyen de paix a reculé de 0,7% par rapport à l’année précédente, poursuivant une baisse observée depuis plusieurs années. Sur les 163 pays étudiés, une majorité voit sa situation se détériorer, tandis qu’un nombre plus limité d’États parvient à améliorer son score.
Dans ce contexte, la progression suisse ressort clairement. Déjà bien classée l’an dernier, la Confédération gagne deux places et atteint désormais la troisième marche du podium. Ce résultat s’explique notamment par un faible niveau de criminalité, une stabilité institutionnelle solide et une politique de neutralité qui continue de peser dans son image internationale.
Le classement repose sur plusieurs critères liés à la sécurité intérieure, aux conflits internes et externes, ainsi qu’au niveau de militarisation. Il ne s’agit donc pas seulement de mesurer la criminalité, mais aussi la capacité d’un pays à préserver un environnement stable et peu exposé aux tensions violentes.
La Suisse se retrouve ainsi parmi les rares pays à progresser dans un climat mondial marqué par la multiplication des crises. Une position qui renforce son image de territoire sûr, mais qui rappelle aussi que la sécurité devient un avantage de plus en plus précieux.
L’Islande reste imbattable, la Russie tout en bas du classement
En tête du classement, l’Islande conserve sa première place pour la 19e année consécutive. Le pays reste considéré comme le plus pacifique du monde, avec un niveau de sécurité particulièrement élevé. La Nouvelle-Zélande occupe la deuxième position, juste devant la Suisse.
À l’autre bout du classement, plusieurs pays touchés par des conflits ou de fortes tensions sécuritaires figurent parmi les moins bien notés. La Russie apparaît comme le pays le moins sûr du classement, derrière Israël, l’Ukraine, la République démocratique du Congo et le Soudan.
Le rapport souligne aussi une évolution inquiétante, les conflits deviennent de plus en plus internationalisés. De nombreux États sont désormais impliqués, directement ou indirectement, dans des tensions hors de leurs frontières. Cette tendance pèse lourdement sur l’équilibre mondial et pourrait encore s’aggraver dans les prochaines années.
Pour la Suisse, ce podium est donc plus qu’un simple bon classement. Il intervient dans un moment où la stabilité, la sécurité et la confiance institutionnelle deviennent des marqueurs très recherchés. Mais cette place devra être préservée dans un environnement international de plus en plus incertain.








