La Suisse vit actuellement un mois de novembre marqué par des températures exceptionnellement douces, loin des normes saisonnières. Cette douceur inhabituelle, associée au phénomène connu sous le nom d’« été de la Saint-Martin », atteint son apogée avec des températures jusqu’à 20°C dans certaines vallées.
Cependant, un changement radical se profile à l’horizon, avec l’arrivée d’un air froid dès la semaine prochaine. Ce refroidissement brutal pourrait entraîner des chutes de neige jusque dans les plaines suisses, un événement qui, bien qu’encore incertain, a capté l’attention des météorologues.
Le vortex polaire : un phénomène clé dans l’arrivée de l’air froid
Le vortex polaire, responsable des vagues de froid en Europe, est un phénomène météorologique qui se forme au-dessus des régions arctiques. Ce vortex contient un grand réservoir d’air glacial qui, en temps normal, reste confiné dans les zones proches des pôles. Cependant, des perturbations dans l’atmosphère, souvent provoquées par des dépressions ou des changements dans les courants aériens, peuvent faire sortir ce vortex de sa trajectoire habituelle, entraînant un flux d’air froid vers le sud. Le 22 novembre 2025, le vortex polaire devrait se positionner au-dessus de la Scandinavie, et son affaiblissement pourrait favoriser l’arrivée d’air très froid en Europe centrale, y compris en Suisse, prévoit MeteoNews.
En Suisse, ce phénomène pourrait entraîner une chute brutale des températures à partir du lundi 17 novembre, avec des températures minimales proches de zéro ou même inférieures dans certaines régions. Le refroidissement est lié à une dépression en provenance du golfe de Gascogne qui, en déplaçant des masses d’air chaud, provoque un pic de chaleur exceptionnel ce vendredi, avant de céder la place à l’air froid en début de semaine prochaine. Ce phénomène, qui pourrait même voir des records de température être battus en altitude, marque une transition abrupte vers un climat plus hivernal.
En outre, ce changement de température pourrait s’accompagner de phénomènes secondaires comme la présence de sable du Sahara, qui viendrait voiler le ciel dans certaines régions, affectant la visibilité et la qualité de l’air. Bien que ce sable ne soit pas directement lié au froid, il témoigne de la dynamique complexe des systèmes météorologiques qui se forment au-dessus de l’Europe à cette période de l’année.
Les premières neiges en plaine : un phénomène incertain
Bien que la situation météorologique annonce un refroidissement notable à partir de lundi, l’incertitude reste grande quant à la présence de neige en plaine. Les modèles météorologiques actuels envisagent la possibilité de chutes de neige à partir de la fin de la semaine prochaine, notamment après le 20 novembre, mais ces prévisions restent floues. Si des températures minimales proches de zéro sont attendues, l’étendue et l’intensité des chutes de neige demeurent incertaines. Certains modèles suggèrent que la neige pourrait toucher des régions habituellement épargnées, comme les plaines, mais ces données ne sont pas encore assez fiables pour en tirer des conclusions définitives.
Les experts soulignent qu’il est encore trop tôt pour affirmer avec certitude que la neige atteindra des régions comme Lausanne ou Genève, qui connaissent généralement des hivers plus cléments que les zones alpines. Toutefois, cette perspective, bien que vague, suscite un vif intérêt chez les habitants, notamment ceux qui espèrent une première neige marquante de la saison. D’autres facteurs doivent également entrer en jeu pour que la neige tombe en plaine, notamment l’humidité atmosphérique et la dynamique des dépressions.
Malgré cette incertitude, certains météorologues, comme Nicolas Borgognon de MeteoNews, précisent que le refroidissement ne marque pas le début d’un « hiver du siècle », relate Blick. En effet, bien que des conditions froides soient attendues, les modèles saisonniers ne montrent pas de signe d’anomalies climatiques majeures, et le réchauffement climatique rend difficile la prévision de grands hivers froids. Aucun indicateur fiable ne semble annoncer une saison particulièrement froide, et il est peu probable que des températures en dessous de 6°C à 8°C sous les normales se produisent sur une période prolongée. En outre, malgré une tendance à des hivers moins enneigés ces dernières années, tout reste possible, et les experts restent prudents face à cette incertitude climatique.








