La saison hivernale est arrivée plus tôt que prévu dans les Alpes suisses. Plusieurs cols alpins, essentiels pour la mobilité des régions montagneuses et le tourisme, ont déjà fermé leurs portes à la circulation.
Ces fermetures, souvent décidées après de fortes chutes de neige et dans un souci de sécurité, affectent particulièrement les conducteurs qui empruntent ces axes vitaux pour relier les différentes vallées du pays. En raison des conditions climatiques rigoureuses et des risques d’avalanche, des routes emblématiques, comme le col du Gothard, le col du San Bernardino ou le col de la Furka, sont désormais inaccessibles.
La fermeture des cols alpins en raison des conditions météorologiques
Le mois d’octobre a vu une arrivée précoce de l’hiver, avec des chutes de neige atteignant jusqu’à 20 centimètres au-dessus de 2000 mètres d’altitude. Cela a entraîné la fermeture immédiate de plusieurs cols alpins majeurs. Le col du Gothard, reliant Hospental (Uri) à Airolo (Tessin), a ainsi été fermé dès la mi-octobre, bien avant la date habituelle de novembre. Cette fermeture, qui s’étend habituellement de novembre à mai, a été anticipée en raison des risques d’avalanches et de la neige abondante. Une situation similaire a été observée pour le col du San Bernardino, reliant Hinterrhein (Grisons) à San Bernardino (Grisons), ainsi que pour le col du Susten, entre Innertkirchen (Berne) et Wassen (Uri), qui sont également inaccessibles pour des raisons de sécurité.
Le Grand-St-Bernard, un autre col majeur reliant Martigny (Valais) à Aoste (Italie), a quant à lui fermé dès le 20 octobre. La fermeture de ce col a un impact particulier sur les échanges entre la Suisse et l’Italie, notamment pour le transport de marchandises. De même, le col de la Furka, qui relie Obergoms (Valais) à Realp (Uri), est désormais dans son « sommeil hivernal ». Les conducteurs qui souhaitent emprunter ce passage peuvent toutefois utiliser une alternative sous forme de ferroutage. Des trains permettent le transport des véhicules entre Oberwald (VS) et Realp (UR), offrant une solution pratique en attendant la réouverture des routes au printemps.
D’autres cols, comme le Grimsel, entre Innertkirchen (Berne) et Gletsch (Valais), ou le col du Nufenen reliant Ulrichen (Valais) au Tessin, font partie des fermetures saisonnières, selon Blick. Ces routes sont souvent fermées en raison de la neige, mais aussi en raison des risques d’érosion et d’avalanche. La fermeture des cols est également décidée en fonction de la sécurité des infrastructures, telles que les ponts ou les tunnels, souvent fragilisés par les conditions hivernales.
L’impact des fermetures sur la mobilité et l’économie locale
Les fermetures prématurées des cols alpins ont un impact direct sur la mobilité des habitants des régions montagneuses et sur l’économie locale. Ces routes représentent des axes de communication vitaux non seulement pour les résidents mais aussi pour le secteur touristique. De nombreux vacanciers empruntent ces cols pour accéder aux stations de ski, aux villages de montagne, ou pour effectuer des circuits touristiques à travers les Alpes. La fermeture anticipée de ces routes peut perturber les projets de voyage, notamment en période de vacances ou de début de saison hivernale.
Le tourisme hivernal est l’un des secteurs les plus touchés par ces fermetures, notamment dans les stations de ski des Alpes suisses, qui dépendent de l’accès routier pour l’approvisionnement, les visiteurs et le transport des équipements. Les fermetures précoces peuvent donc entraîner une baisse du nombre de visiteurs et une perte de revenus pour les commerces locaux. Les autorités et les entreprises de transport réagissent rapidement en ajustant leurs services, notamment en augmentant la capacité de ferroutage ou en adaptant les itinéraires de transport en commun.
En parallèle, l’économie locale, notamment dans les petites vallées alpines, doit s’adapter à la réduction de la mobilité. Les commerces, les services publics et les activités économiques qui dépendent de l’accès aux grandes villes ou à d’autres régions doivent organiser des alternatives pour éviter une rupture d’approvisionnement ou des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement.








