Pourquoi les retraités peuvent regretter leur PER : l’avantage fiscal promis pendant des années peut s’évaporer en un seul retrait

Le plan d’épargne retraite (PER) séduit pour ses avantages fiscaux à l’entrée, mais sa sortie peut entraîner une fiscalité lourde.

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Plan épargne retraite PER
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Le plan d’épargne retraite (PER) est devenu un placement central pour préparer sa retraite en France. Il permet de réduire ses impôts pendant la vie active, grâce à un avantage simple : les versements peuvent être déduits du revenu imposable, dans certaines limites.

Mais ce que beaucoup d’épargnants sous-estiment, c’est la fiscalité au moment de la sortie. Le PER peut être récupéré en capital, en rente viagère ou en mix des deux, et le choix a un impact direct sur les impôts.

Le principal point de vigilance concerne la sortie en capital. Les sommes issues des versements ayant été déduits sont réintégrées dans le revenu imposable au moment du retrait. Les gains sont, eux, soumis au prélèvement forfaitaire unique autour de 30 %, comme le rappelle Capital

Autrement dit, l’avantage fiscal obtenu pendant des années peut être partiellement annulé à la retraite si la sortie est mal anticipée.

Comment la fiscalité du PER peut faire basculer dans une tranche d’imposition plus élevée

Le risque principal du PER apparaît au moment du retrait. En France, l’impôt sur le revenu est progressif, avec plusieurs tranches. En 2026, les taux vont de 0 % à plus de 40 %, avec notamment une tranche à 11 % entre 11 498 € et 29 315 €, puis 30 % jusqu’à 83 823 €, et 41 % au-delà. Cela signifie qu’un retrait important peut faire augmenter fortement le revenu imposable d’une seule année.

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Par exemple, un épargnant qui récupère un capital important en une seule fois ajoute cette somme à sa pension de retraite déjà versée. Résultat : il peut changer de tranche d’imposition et payer beaucoup plus d’impôts que prévu.

Un expert cité par Capital illustre avec un cas concret issu du fonctionnement classique du PER : un versement régulier de 250 € par mois pendant 30 ans peut aboutir à un capital supérieur à 200 000 € à la retraite, avec les rendements.

Si cette somme est retirée d’un seul coup, elle est imposée comme un revenu exceptionnel. Cela peut provoquer une forte hausse de l’impôt sur une seule année, ce qui réduit l’intérêt fiscal initial du produit.

À l’inverse, la sortie en rente permet d’étaler la fiscalité. La rente est alors considérée comme un revenu de retraite classique et imposée progressivement. Les gains du contrat, eux, restent soumis au prélèvement forfaitaire unique d’environ 30 %, ce qui s’ajoute à la fiscalité globale.

En résumé, le PER est efficace pour réduire ses impôts pendant la vie active, mais il devient complexe au moment de la sortie. Sans anticipation, une sortie en capital peut faire perdre une partie de l’avantage fiscal initial, surtout si le montant retiré est élevé et concentré sur une seule année

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