En France, pour bénéficier de la pension de réversion, il est primordial de répondre à plusieurs conditions. L’une d’elle concerne l’âge, les bénéficiaires de ce dispositif doivent en effet avoir 55 ans ou plus. Cependant, il existe deux exceptions qui permettent de prétendre à la pension de réversion avant d’être cet âge.
Pour rappel, la pension de réversion représente une partie des droits à la retraite d’une personne décédée, versée à son conjoint survivant ou à un ancien conjoint (sous certaines conditions). Dans le régime de base des salariés du secteur privé, l’âge minimal pour prétendre à ce dispositif est fixé à 55 ans. Pour ce qui est du régime complémentaire Agirc-Arrco, deux situations peuvent briser cette limite d’âge.
La pension de réversion avant 55 ans dans ces deux cas
Dans le détail, la première situation concerne les personnes ayant au moins deux enfants à charge au moment du décès de leur conjoint ou ex-conjoint. Dans ce genre de cas, une pension de réversion complémentaire peut être attribuée avant que le seuil minimal de 55 ans ne soit atteint. Cependant, il est nécessaire de préciser que les enfants doivent répondre aux critères fixés par l’Agirc-Arrco.
La seconde situation donnant droit à une exception concerne les personnes reconnues invalides dans les conditions prévues par le régime. Dans ce cas aussi, le conjoint survivant peut alors demander la réversion Agirc-Arrco sans attendre son 55e anniversaire. Cette attribution dépend de la reconnaissance de l’invalidité et des justificatifs demandés par la caisse.
Il est nécessaire de préciser que ces deux exceptions ne dispensent pas de respecter les autres conditions d’attribution, le mariage avec la personne décédée est notamment nécessaire.
Quelles autres aides avant 55 ans ?
Lorsqu’une personne ne remplit pas les conditions de la réversion complémentaire, elle peut examiner ses droits à l’allocation veuvage. Cette aide concerne les conjoints survivants de moins de 55 ans, sous réserve de respecter des critères liés aux ressources, à la situation familiale et à l’activité passée de la personne décédée.
L’allocation veuvage est versée, selon les situations, par l’Assurance retraite ou la Mutualité sociale agricole (MSA). Elle peut être attribuée pendant deux ans au maximum, avec des dispositions particulières selon l’âge du bénéficiaire au moment du décès. Son montant dépend des règles applicables et des ressources déclarées.
Une autre aide peut être sollicitée : le capital décès. Il s’agit d’une somme versée aux bénéficiaires remplissant les conditions prévues par l’Assurance maladie. Pour les salariés relevant du régime général, la demande s’effectue auprès de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). Le droit dépend notamment de la situation professionnelle ou sociale du défunt.








