Carburants : les prix ne reviendront pas à leur niveau d’avant la guerre en Iran, prévient Michel-Édouard Leclerc

Les prix des carburants pourraient légèrement baisser dans les prochains jours, sans toutefois retrouver leur niveau d’avant la guerre.

Publié le
Lecture : 2 min
Carburants
Carburants : marges des distributeurs, pénurie… Michel-Édouard Leclerc évoque les risques et les prix. - Michel-Édouard Leclerc - Crrédit : AFP | Econostrum.info

Dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient, les prix des carburants restent sous étroite surveillance. Si une légère détente est attendue dans les prochains jours, un retour aux niveaux d’avant crise semble exclu, selon les professionnels du secteur.

Interrogé sur BFMTV et RMC, Michel-Édouard Leclerc a clairement affiché son pessimisme quant à une baisse durable des prix. Il affirme ainsi qu’« on ne reviendra pas aux prix d’avant » le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février dans un contexte impliquant notamment Iran, Israël et les États-Unis.

Selon lui, les tensions autour des ressources énergétiques expliquent en grande partie cette situation. « L’intérêt de la guerre, pour beaucoup d’oligarques, c’est le pétrole », déclare-t-il, ajoutant qu’il existe « plein de profiteurs de guerre ». Ces propos illustrent une réalité économique où les conflits influencent directement les marchés de l’énergie, avec des répercussions immédiates pour les consommateurs.

Malgré ce constat, une baisse des prix reste attendue à très court terme. Le dirigeant explique que les ajustements ne sont pas instantanés en raison des contraintes logistiques liées à l’approvisionnement. « Ça va baisser un tout petit peu aujourd’hui, mais ça va mettre trois à cinq jours pour que (le nouveau pétrole) arrive dans les cuves », précise-t-il. Cette inertie s’explique par le fait que le carburant déjà stocké dans les stations a été acheté à un prix plus élevé.

Il rappelle également une règle essentielle du secteur : « On n’a pas le droit de vendre à perte un carburant qui est déjà dans la cuve ». Ainsi, même en cas de baisse des cours du pétrole, les effets ne se répercutent pas immédiatement à la pompe.

La volatilité persistante des prix du carburant empêche toute visibilité

Au-delà de cette baisse ponctuelle, le marché des carburants reste marqué par une forte instabilité. Michel-Édouard Leclerc insiste sur le caractère imprévisible de la situation actuelle. « Chaque jour, ça bouge », résume-t-il, évoquant un marché particulièrement « volatil ».

Cette volatilité complique toute anticipation précise. Quelques jours plus tôt, il évoquait une baisse temporaire pouvant atteindre 30 centimes dans certaines stations, notamment celles de E.Leclerc, ainsi que dans d’autres réseaux comme Système U, Intermarché ou Carrefour.

Cependant, il se montre désormais plus prudent, préférant ne pas avancer de chiffres précis. « Je pense qu’il y aura des baisses pendant la semaine », indique-t-il, sans s’engager sur leur ampleur. Cette réserve traduit l’incertitude qui règne sur les marchés pétroliers, fortement dépendants des évolutions géopolitiques.

Dans ce contexte, les automobilistes doivent s’attendre à des fluctuations régulières plutôt qu’à une tendance stable. Si une accalmie temporaire est possible, le niveau global des prix devrait rester élevé comparé à celui observé avant le conflit.

 

Laisser un commentaire

Partages