Le carburant connaît une flambée sans précédent avec des prix qui ont largement franchi le seuil des 2 euros le litre en France mais qui dépassent cette barre dans certaines stations en Allemagne. La guerre en Iran a engendré naturellement cette forte hausse sur les marchés de l’énergie qui intervient, il est vrai, dans un contexte international très tendu.
Depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, le SP95-E10 a atteint des niveaux inégalés en France. Le prix moyen du litre de ce carburant s’établit à 2,078 euros, alors qu’il était à 1,66 euros un an plus tôt, selon les relevés du mardi 8 septembre. C’est encore plus marqué pour le SP95 classique qui atteint 2,171 euros et le diesel qui a grimpé à 2,275 euros le litre.
Un plein coûte plusieurs dizaines d’euros de plus qu’il y a un an
Le budget des ménages ressentent directement cette hausse du carburant. Pour un réservoir de 50 litres, un automobiliste qui roule à l’essence dépense aujourd’hui environ 21,50 euros supplémentaires par rapport à l’année dernière. Pour un véhicule diesel, l’écart atteint 34 euros pour le même volume.
Le diesel, qui reste le carburant le plus utilisé en France, affiche une progression particulièrement marquée. En 2025, son prix moyen était de 1,58 euro le litre. Il est désormais supérieur de 68 centimes. Pour l’essence, l’écart atteint 43 centimes avec un prix passé de 1,66 euro à 2,09 euros en moyenne selon les données relayées par TF1.
Dans certaines stations, les tarifs sont encore plus élevés. À Beaucé, en Ille-et-Vilaine, une station affichait un litre de diesel à 2,59 euros et du SP95-E10 à 2,42 euros. Ces niveaux alimentent l’inquiétude des conducteurs, certains craignant une poursuite de la hausse. « La barre des 2,50 euros, déjà, elle fait mal. Donc on est partis pour rejoindre les 3 euros. Je pense qu’on y arrivera », prédit un motard interrogé dans le reportage de TF1.
Les professionnels du transport et du bâtiment subissent aussi la hausse
La hausse du carburant ne touche pas seulement les particuliers. Les entreprises utilisant des véhicules ou des engins thermiques voient leurs coûts progresser rapidement. Joseph Beaumont, dirigeant de l’entreprise Beaumont TP, explique l’impact de cette évolution sur son activité. « Pour une livraison de 10.000 litres, nous avons aujourd’hui un chèque de 22.700 euros à faire. C’est une hausse qui avoisine les 50% », affirme-t-il.
Pour les sociétés qui consomment plusieurs milliers de litres chaque mois, cette hausse les impactent directement. En effet, les entreprises sont parfois dans l’obligation de répercuter une partie de ces coûts sur leurs tarifs ou même revoir leurs habitudes de déplacement. Du côté des distributeurs, les opérations commerciales restent limitées. TotalEnergies maintient son plafonnement à 1,99 euro le litre pour certains carburants.
L’Allemagne franchit le cap symbolique des 3 euros le litre
La France n’est pas le pire élève d’Europe en matière de carburants, la situation est encore plus spectaculaire dans certaines stations allemandes. Plusieurs points de vente ont dépassé les 3 euros le litre pour certains carburants, notamment des essences premium ou du diesel. Le seuil avait été franchi une première fois à la mi-août avec l’essence Aral Ultimate 102. Début septembre, plusieurs stations allemandes affichaient aussi des prix supérieurs à 3 euros pour du Super 95, du Super 98 ou du diesel.








