Budget 2027 : Sébastien Lecornu veut montrer l’exemple avec une baisse des indemnités versées aux ministres

Le gouvernement étudie une baisse des indemnités des ministres dans le cadre du budget 2027 pour réduire les dépenses publiques.

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Budget 2027 : Sébastien Lecornu veut montrer l’exemple avec une baisse des indemnités versées aux ministres - Crédit : AFP | Econostrum.info

Dans le cadre du budget 2027, le gouvernement cherche encore des pistes pour réduire les dépenses publiques. Parmi les options étudiées, Matignon envisagerait désormais de baisser les indemnités versées aux ministres.

Selon les informations rapportées par CNews, Sébastien Lecornu voudrait associer directement les membres de son gouvernement aux efforts budgétaires demandés au pays. Matignon présente cette réflexion comme relevant d’une « philosophie de justice ». Son effet sur les comptes publics resterait très limité au regard du déficit français, l’enjeu d’une telle mesure est surtout politique et symbolique.

Pour l’heure, le montant de la baisse envisagée n’est pas connu. À titre de repère, les derniers montants publics issus du système de rémunération en vigueur établissaient depuis janvier 2024 la rémunération brute mensuelle à environ 16 038 euros pour le Premier ministre, 10 692 euros pour un ministre ou ministre délégué et 10 157 euros pour un secrétaire d’État. La rémunération des membres du gouvernement repose sur le décret du 23 août 2012, qui avait notamment abaissé de 30 % les traitements gouvernementaux sous François Hollande.

Une baisse des indemnités pas encore actée dans le budget 2027

Alors que la préparation du projet de loi de finances 2027 a débuté, L’exécutif cherche à remettre les comptes publics sur une trajectoire plus soutenable. En interne, plusieurs arbitrages ont circulé dans la presse ces dernières semaines. Matignon a réagi aux fuites concernant certains travaux préparatoires en transmettant à la procureure de la République de Paris « d’un signalement au titre de l’article 40 du code de procédure pénale », portant sur des « travaux internes n’ayant pas fait l’objet d’une décision définitive du gouvernement ».

« Ces agissements sont susceptibles d’influer sur la vie économique du pays, notamment en incitant des entreprises ou des particuliers à prendre des décisions d’investissement sur la base d’informations erronées », ont jugé les services du Premier ministre. La baisse des indemnités ministérielles doit donc être considérée comme une option en discussion, et non comme une disposition déjà inscrite dans le budget 2027. 

Le gouvernement cherche des économies sans nouvel impôt

La préparation budgétaire se déroule aussi sous la menace d’un blocage parlementaire. Invité sur RTL le 7 septembre, le ministre de l’Économie Roland Lescure a appelé les oppositions à prendre leurs responsabilités. « Mais la réalité, c’est que si on ne fait rien… On va dans le mur. Donc moi, je souhaite pouvoir présenter un budget global, équilibré. Je dirais aussi juste que possible. (…) Je souhaite que la France reste sur les rails de la croissance et de la soutenabilité budgétaire. C’est ma responsabilité, » avait-il expliqué.

Bercy vise notamment des économies « beaucoup dans les dépenses de fonctionnement de l’État, des collectivités locales et des administrations de sécurité sociale (…) ». Roland Lescure a également évoqué un objectif de déficit ramené à 5 %, tout en refusant de confirmer les différentes pistes dévoilées avant les arbitrages définitifs. Sébastien Lecornu affirme pour sa part ne pas vouloir de nouvel impôt ni de hausses supplémentaires de fiscalité.

Pour les particuliers, une baisse des indemnités ministérielles n’aurait donc pas d’effet direct sur le budget du ménage. Elle servirait surtout à montrer que l’exécutif entend participer lui aussi à l’effort demandé, alors que les choix réellement susceptibles de peser sur les finances publiques restent en discussion.

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