Passer ses journées derrière un écran n’est pas sans conséquence pour le corps. Une étude belge met en lumière les douleurs qui reviennent le plus chez les employés de bureau. Les résultats montrent que le dos, les yeux et la tête sont particulièrement sollicités.
Près d’un employé de bureau belge sur trois souffre chaque semaine de maux de tête après sa journée de travail, selon une étude menée par IDEWE, service externe de prévention et de protection au travail. Publiée à l’occasion du Mois de l’ergonomie, elle rappelle que les habitudes des travailleurs et l’aménagement de leur environnement peuvent peser sur leur confort quotidien.
Le dos, les yeux et la tête particulièrement sollicités
Les maux de tête ne sont pas le seul problème signalé par les employés de bureau. La fatigue oculaire concerne la moitié des travailleurs, tandis qu’un quart d’entre eux déclarent souffrir de troubles de la vision ou d’irritations des yeux après leur journée de travail. IDEWE cite plusieurs facteurs susceptibles d’expliquer ces gênes : le manque d’activité physique, un éclairage inadapté, le bruit ou encore une mauvaise qualité de l’air. Le temps passé devant les écrans constitue aussi un élément à prendre en compte, notamment lorsque les pauses sont rares.
« Les employés de bureau ne prennent souvent pas le temps de faire une petite promenade, alors que cela permet non seulement d’améliorer la concentration, mais aussi de réduire le risque de maux de tête en soirée », relève le conseiller en prévention spécialisé en ergonomie Bram Van de Velde. Les douleurs musculosquelettiques occupent également une place importante dans les résultats. La moitié des travailleurs concernés ressent des douleurs au dos, tandis que 41 % signalent des douleurs cervicales et 28 % des douleurs aux épaules.
Ces problèmes peuvent être liés à la façon dont le poste de travail est installé. Une chaise mal réglée, un écran trop haut ou trop bas, un bureau inadapté, ou encore une mauvaise position du clavier et de la souris peuvent accentuer les tensions au fil des heures. « Ces problèmes sont principalement liés au poste de travail lui-même : le bureau, la chaise, la hauteur de l’écran d’ordinateur, la position du clavier et de la souris… », explique Bram Van de Velde.
Les conséquences peuvent aussi dépasser la simple gêne en fin de journée. Selon IDEWE, 3 % des travailleurs ont déjà été absents plus de sept jours en raison de douleurs au dos ou au cou.
Les habitudes et l’aménagement du bureau comptent
Pour limiter ces désagréments, IDEWE conseille aux travailleurs de boire régulièrement, de sortir prendre l’air et de regarder régulièrement ailleurs que vers leur écran. Des pauses courtes au cours de la journée peuvent aussi rompre les longues périodes passées assis devant un ordinateur. L’organisation du poste de travail constitue un autre point à surveiller. Les employeurs sont invités à fournir du mobilier adapté, avec notamment des sièges réglables et un plan de travail placé à une hauteur appropriée. L’écran, le clavier et la souris doivent aussi être positionnés de manière à limiter les contraintes physiques.
Ces précautions concernent également les personnes qui travaillent à domicile. Le télétravail ne dispense pas de disposer d’un espace adapté : travailler plusieurs heures depuis un canapé, une table de cuisine ou avec un ordinateur portable mal positionné peut accentuer les tensions. L’étude d’IDEWE rappelle ainsi que les problèmes physiques liés au travail de bureau ne se limitent pas aux douleurs dorsales. Tête, yeux, nuque et épaules figurent parmi les zones les plus sollicitées. Une attention portée aux pauses, aux déplacements et à l’installation du poste peut contribuer à réduire ces gênes au quotidien.








