Patrimoine belge : qui détient réellement la richesse du pays ?

Le patrimoine des ménages belges atteint un niveau record, mais les richesses restent fortement concentrées chez les plus aisés.

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Patrimoine belge : qui détient réellement la richesse du pays ? Crédit : Shutterstock | Econostrum.info - Belgique

Le patrimoine des ménages belges reste marqué par de fortes différences de répartition. Les dernières données de la Banque nationale de Belgique (BNB) montrent qu’une part importante de la richesse nationale est concentrée entre les mains des foyers les plus aisés.

Au premier trimestre 2026, le patrimoine net total des ménages belges atteint 3 145 milliards d’euros. Parmi cette somme, plus de la moitié, soit 54,4 %, est détenue par les 10 % des ménages les plus riches. Selon la BNB, un ménage doit disposer d’un patrimoine net d’au moins 1,16 million d’euros pour appartenir à cette catégorie des foyers les plus aisés. À l’échelle de l’ensemble du pays, le patrimoine net moyen s’établit à 610 000 euros par ménage.

Ces chiffres prennent en compte le patrimoine détenu par les ménages, après déduction de leurs dettes. Ils regroupent notamment les biens immobiliers, les actifs financiers et les autres éléments de richesse possédés par les foyers.

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Source : BNB

Un écart marqué entre les ménages belges

La BNB utilise le coefficient de Gini pour mesurer les écarts dans la répartition du patrimoine. Cet indicateur varie entre 0 et 100 : plus le niveau est élevé, plus la richesse est concentrée entre un nombre limité de ménages. En Belgique, ce coefficient atteint 68,8 %, contre 68,5 % lors de la précédente publication de la BNB. Cette progression traduit une légère hausse des inégalités patrimoniales mesurées par cet indicateur.

La concentration du patrimoine apparaît particulièrement visible dans la part détenue par les ménages les plus fortunés. Les 10 % les plus riches possèdent ainsi plus de la moitié de la richesse nette totale du pays. À l’inverse, les ménages situés dans les catégories de patrimoine moins élevées disposent d’une part plus limitée de la richesse nationale. La répartition du patrimoine ne suit donc pas une distribution uniforme entre les différents groupes de population.

La comparaison avec les autres pays européens montre néanmoins une situation particulière en Belgique. Selon la Banque centrale européenne, le coefficient de Gini belge reste inférieur à celui observé dans l’ensemble de la zone euro, où il atteint 73,1 %.

Le patrimoine immobilier reste un élément majeur

Les écarts de patrimoine s’expliquent notamment par la détention d’actifs immobiliers et financiers. La valeur des logements possédés par les ménages constitue une composante importante de leur richesse nette. Les différences de situation entre propriétaires et locataires jouent également un rôle dans ces écarts. Les ménages disposant d’un logement acquis depuis plusieurs années peuvent bénéficier d’une valorisation de leur bien, tandis que les foyers sans patrimoine immobilier disposent généralement de moins d’actifs.

Ces données de la BNB permettent de suivre l’évolution de la répartition de la richesse en Belgique. Elles montrent que, malgré un niveau moyen de patrimoine élevé à l’échelle nationale, une grande partie des avoirs reste concentrée parmi les ménages les plus aisés.

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