Postes supprimés, précarité grandissante : l’avenir des maisons médicales en péril

Les maisons médicales wallonnes risquent de perdre une cinquantaine de postes d’assistants sociaux, mettant en péril l’accompagnement des patients précaires.

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Postes supprimés, précarité grandissante : l’avenir des maisons médicales en péril. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Les maisons médicales wallonnes font face à une crise qui pourrait compromettre l’accompagnement de milliers de patients précaires. Avec la fin programmée du programme des assistants sociaux, une cinquantaine de postes sont menacés, laissant de nombreuses personnes sans soutien essentiel.

Ce projet, lancé en 2022 par le gouvernement wallon, avait pour but d’intégrer des assistants sociaux dans les maisons médicales pour venir en aide aux personnes les plus vulnérables. En février dernier, la fédération a appris que la prolongation de cette mesure ne serait que de six mois au lieu d’un an comme prévu. Cette décision fait écho à une évaluation en cours par l’Administration de l’Aide à la Vie Intérieure (AVIQ), qui doit décider si le programme sera reconduit ou non.

Ce changement a été mal reçu par les équipes sur le terrain, qui avaient pourtant l’espoir de maintenir leur emploi et leur mission d’aide sociale.

Le personnel des maisons médicales dans le flou

Elisa, une assistante sociale dans une maison médicale à Court-Saint-Étienne, exprime son incompréhension. « On nous avait promis un financement jusqu’en juin 2026, c’est un retour en arrière« , confie-t-elle à RTL Info. Elle et ses collègues cherchent déjà des opportunités ailleurs, face à l’incertitude. La fin de ces postes pourrait sérieusement fragiliser l’accompagnement des patients, notamment ceux souffrant de maladies chroniques ou en situation de grande précarité.

Le rapport sur la lutte contre la pauvreté, dirigé par le ministre Yves Coppieters, avait pourtant recommandé le maintien de ce programme, soulignant que la présence d’assistants sociaux dans ces structures est essentielle pour garantir un accès égalitaire aux soins. En réponse à cette recommandation, la Fédération des maisons médicales redoute que les patients se retrouvent laissés à eux-mêmes, avec des équipes médicales déjà insuffisantes pour répondre à leurs besoins.

Face à cette situation, une grande question se pose : les autorités publiques vont-elles choisir de protéger ces emplois et d’assurer un accompagnement social de qualité, ou permettre la désagrégation d’un système déjà fragilisé ?

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