Les centres dédiés aux contrôles techniques en Belgique enregistrent une baisse marquée de leur activité au cours du premier semestre 2026, avec un recul de plus de 50.000 passages toutes catégories de véhicules confondues.
GOCA Vlaanderen, fédération professionnelle du secteur du contrôle technique et de l’examen du permis de conduire, associe cette évolution à des modifications réglementaires introduites progressivement depuis 2024. Le contrôle technique des véhicules de moins de six ans est passé à une fréquence bisannuelle à partir de juillet 2024. Cette règle a ensuite été étendue un an plus tard aux véhicules de moins de huit ans.
Une extension supplémentaire est prévue, avec une prise en compte du kilométrage fixé à 160.000 kilomètres dès le 1er juillet. Ce nouveau cadre modifie la cadence des visites obligatoires. Le passage en centre devient moins fréquent pour une partie importante du parc automobile, en particulier les véhicules récents ou peu kilométrés. Cette organisation entraîne une réduction mécanique du nombre de contrôles enregistrés sur une année civile.
Une baisse chiffrée sur plusieurs segments du parc automobile
Sur la période étudiée, GOCA Vlaanderen recense une diminution de 50.658 contrôles toutes catégories confondues. Les voitures particulières enregistrent à elles seules une baisse de 49.123 passages. Le segment des véhicules d’occasion suit la même tendance avec plus de 7.000 contrôles en moins. Cette évolution contraste avec l’année précédente, marquée par une hausse de plus de 20.000 contrôles sur la même période.
Les données mettent en évidence une transformation rapide du volume d’activité des centres agréés. La baisse ne se limite pas à un seul type de véhicule, mais touche plusieurs segments, traduisant une modification générale du rythme des visites obligatoires.
Des projections orientées vers une diminution durable
Selon les estimations de GOCA Vlaanderen, la tendance actuelle pourrait conduire à une réduction d’environ 500.000 contrôles à long terme si le cadre réglementaire reste inchangé. Cette projection repose sur la généralisation progressive des intervalles plus longs entre deux passages. L’extension du contrôle bisannuel à une part plus large du parc automobile constitue un facteur déterminant dans l’évolution attendue des volumes.
Le secteur observe ainsi une transition vers un modèle où la fréquence des contrôles diminue pour une proportion croissante de véhicules, en particulier ceux considérés comme récents ou affichant un kilométrage limité.
Une baisse des contrôles techniques qui transforme le secteur
La baisse des passages en centre de contrôle modifie l’organisation du secteur. Les infrastructures agréées adaptent leur activité à un flux de véhicules moins soutenu sur certaines périodes de l’année. Les centres techniques doivent composer avec une variation du nombre de visites, liée directement aux choix réglementaires récents. Cette évolution redessine la répartition des contrôles dans le temps, avec des périodes d’activité potentiellement moins denses.
Dans ce contexte, les données du premier semestre 2026 s’inscrivent dans une dynamique de transformation du système de contrôle technique en Belgique, où la fréquence des inspections devient un facteur structurant du volume global d’activité.








