Vers une indexation partielle des salaires élevés en Belgique ?

Une indexation partielle des salaires élevés est envisagée, tout en rejetant un saut d’index général, avec un appel à des réformes fiscales plus progressives.

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Voka demande un saut d’index pour protéger les entreprises belges : une solution ou un risque pour les salaires ? Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Le président de Vooruit, Conner Rousseau, a récemment évoqué la possibilité d’une indexation partielle des salaires élevés, mais sous certaines conditions. Bien que cette mesure soit exceptionnelle, elle fait partie des discussions budgétaires en cours. Toutefois, Rousseau reste opposé à un « saut d’index » général, privilégiant une approche plus ciblée.

Rousseau a exprimé son ouverture à une indexation partielle, spécifiquement pour les salaires plus élevés, tout en excluant ceux gagnant entre 2.000 et 3.000 euros nets par mois. Cette position intervient dans un contexte où le gouvernement belge cherche des solutions pour ajuster les finances publiques tout en évitant de pénaliser les plus précaires. Le président des socialistes flamands a précisé que cette mesure ne concernerait pas les travailleurs moyens, mais plutôt les salaires plus élevés, dans un souci d’équité.

Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) a suggéré l’indexation partielle lors des discussions budgétaires, une proposition qui a divisé les partis. Sur le plateau du journal de VTM, Rousseau, tout en étant d’accord sur ce point, a réitéré son opposition à une augmentation de la TVA, qu’il juge défavorable aux travailleurs les plus vulnérables. Selon lui, la hausse de la TVA de 21 à 22 % pourrait constituer la solution « la plus sociale » si elle est accompagnée d’autres mesures, telles qu’une taxation accrue des plus fortunés, une idée qu’il juge nécessaire pour réduire les inégalités fiscales.

Outre l’indexation des salaires élevés, vers une taxe sur les millionnaires ?

Rousseau a également évoqué la possibilité d’une « taxe sur les millionnaires » pour financer les réformes nécessaires. Il a souligné que cette mesure pourrait être plus juste, permettant de limiter l’impact sur les classes moyennes et populaires tout en garantissant un financement pour les projets gouvernementaux. Il a critiqué ceux qui s’opposent à la taxation des plus riches, la qualifiant d’ »incompréhensible ».

De son côté, le ministre du Budget, Vincent Van Peteghem (CD&V), a également abordé la question d’éventuelles réformes de l’indexation, tout en insistant sur l’importance de maintenir le système d’indexation automatique. Il a évoqué la possibilité d’ajuster le système, en fonction de l’inflation et du coût de la vie, afin de mieux répondre aux besoins des travailleurs.

Bien que Rousseau ouvre la porte à une indexation partielle des salaires élevés, il reste attaché à l’idée d’une réforme progressive et équitable, cherchant à équilibrer les exigences budgétaires et la protection des travailleurs.

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