Des enseignants de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont découvert une modification surprenante sur leur fiche de paie de septembre. Alors que l’indexation a entraîné une hausse de leur rémunération nette mensuelle, certains constatent une baisse du montant indiqué à la ligne « Barème annuel à 100 % ».
Plusieurs professeurs ont fait part de leur incompréhension, estimant que cette diminution du salaire annuel brut affiché pouvait avoir des conséquences importantes. L’administration et la ministre de l’Enseignement, Valérie Glatigny, expliquent qu’il s’agit d’un changement technique lié à l’application d’une décision fédérale sur l’indexation des rémunérations supérieures à 4 000 euros brut par mois.
Une modification qui inquiète les enseignants
Depuis la réception des fiches de paie de septembre, plusieurs enseignants ont signalé une différence entre les montants affichés auparavant et ceux indiqués actuellement. « Enseignant nommé depuis des années, je constate que nous avons été indexés. Cependant, mon salaire annuel brut a été diminué de 300 euros. Comment cela est-il possible ? Apparemment, nous sommes nombreux dans le cas, est-ce légal ? », témoigne un professeur auprès de RTL.
D’autres enseignants expliquent avoir constaté une baisse plus limitée du montant annuel brut affiché. Certains s’interrogent sur un éventuel changement de barème et sur les conséquences possibles pour leur carrière. Le collectif Mars Attacks a également réagi sur les réseaux sociaux. Il estime que cette modification nécessite des explications, notamment sur les effets possibles concernant les pensions ou la fiscalité future.
Le collectif affirme : « Vous l’avez remarqué en lisant votre fiche de paie : votre brut annuel a été modifié. Raison probable : pour traduire le saut d’index au-dessus de 4000 euros brut/mois, l’administration a diminué le barème annuel. Cela équivaut à toucher à notre échelle barémique. L’échelle barémique est fixée par un arrêté royal. Seul un arrêté du gouvernement la communauté française peut modifier le barème ».
Selon Mars Attacks, une hausse du salaire net aujourd’hui pourrait entraîner certaines conséquences ultérieures, notamment au niveau de l’impôt ou des cotisations sociales. Le collectif demande des clarifications sur le mécanisme utilisé.
La ministre assure qu’il n’y a pas de baisse de salaire
Face aux inquiétudes, la ministre de l’Enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles, Valérie Glatigny, affirme que les barèmes des enseignants ne sont pas modifiés. Elle explique que cette situation résulte d’une méthode de calcul destinée à appliquer la décision fédérale concernant la limitation de l’indexation au-dessus de 4 000 euros brut mensuels.
« La méthode utilisée pour appliquer la non-indexation au-dessus de 4.000 euros, décidée par le Gouvernement fédéral, est identique à celle appliquée dans l’enseignement flamand et germanophone, ainsi que dans la fonction publique de la Fédération Wallonie-Bruxelles et dans la fonction publique fédérale. Les barèmes des enseignants ne sont pas modifiés. L’administration a introduit un barème fictif afin de pouvoir prendre en compte la non-indexation dans le calcul de la rémunération. Cela n’a aucun impact sur l’ancienneté ni sur la pension de l’enseignant », assure-t-elle.
La ministre ajoute que les enseignants concernés par cette mesure bénéficient malgré tout de l’indexation sur la partie de leur rémunération concernée. « On peut également souligner que tous les enseignants, à situation égale, verront leur salaire augmenter avec l’indexation, y compris dans les cas concernés par l’indexation modulée décidée par le Gouvernement fédéral. »
Une communication destinée à expliquer le calcul doit être transmise aux enseignants. La ministre précise également que les organisations syndicales avaient été informées de la méthode appliquée lors d’une réunion du comité A, l’organe de négociation des services publics, le 20 août.








