Hôpitaux Helora : grève et tensions autour du plan de réduction d’emplois face à un déficit de 30 millions

Les hôpitaux du groupe Helora sont paralysés par une grève liée à un plan de réduction d’emplois et à des incertitudes sur l’avenir. Les syndicats demandent des garanties pour éviter une détérioration des conditions de travail. Une nouvelle réunion est prévue pour tenter de désamorcer les tensions.

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Hôpitaux Helora : grève et tensions autour du plan de réduction d’emplois face à un déficit de 30 millions | Econostrum.info - Belgique

Le personnel des hôpitaux Helora, couvrant plusieurs sites en Wallonie, s’est mis en grève ce lundi pour protester contre un plan de réduction d’emplois. Les syndicats dénoncent l’incertitude sur l’avenir et l’impact de ces mesures sur les conditions de travail. 

Avec un déficit de 30 millions d’euros, le groupe se retrouve face à des défis financiers majeurs. Une nouvelle rencontre est prévue entre les syndicats et la direction le 29 janvier.

Les causes de la grève : un plan d’économies controversé

Depuis décembre 2024, la direction des hôpitaux Helora a annoncé un déficit budgétaire de 30 millions d’euros, nécessitant des mesures drastiques pour maintenir l’équilibre financier. Ces mesures incluent la suppression de 60 emplois, principalement via des départs naturels tels que des non-renouvellements de contrats temporaires ou des départs à la retraite. Cette décision, bien que présentée comme inévitable par la direction, touche particulièrement les secrétaires médicales, suscitant une vive inquiétude chez le personnel.

Selon Sabrina Gervasi, représentante du Setca, un service minimum est maintenu, mais les conditions de travail restent tendues, les employés travaillant actuellement « comme un dimanche ». De plus, des efforts supplémentaires sont exigés dans certains services, comme la radiologie et les laboratoires, où une augmentation de 5 % de l’activité est demandée. À Lobbes, par exemple, cette relance s’accompagne d’un manque de médecins, aggravant une situation déjà complexe. L’absence de garanties claires sur les conditions de départ et les retraites anticipées continue d’alimenter la colère et l’inquiétude des syndicats.

Les revendications et les perspectives des syndicats

Lors d’une réunion tenue le 22 janvier, la direction a consenti à certaines avancées, notamment concernant les conditions des départs volontaires. Malgré cela, les syndicats estiment que ces engagements restent insuffisants pour sécuriser l’avenir des travailleurs et garantir des conditions stables jusqu’en 2027, la durée du plan annoncé. Ils rappellent que les négociations doivent aboutir à des solutions durables pour éviter une répétition de cette crise dans les prochaines années.

Les revendications portent également sur le manque de personnel dans les secteurs critiques, comme les soins et l’administration, où les surtaxes de travail sont déjà jugées intolérables. Les représentants syndicaux insistent sur la nécessité de renforcer les équipes pour maintenir un niveau de soins de qualité. En parallèle, des efforts sont demandés pour améliorer les conditions de travail et offrir davantage de transparence sur les restructurations prévues.

Ce lundi matin, un piquet de grève a rassemblé une centaine de manifestants devant les urgences de Jolimont, symbolisant la détermination des employés à ne pas céder sans garanties solides. En attendant la réunion du 29 janvier, les travailleurs expriment leur volonté de continuer les mobilisations si leurs attentes ne sont pas pleinement entendues.

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