Les droits de douane imposés par Washington redessinent les équilibres économiques mondiaux. Des consoles aux boissons en passant par les cosmétiques, plusieurs grandes marques répercutent déjà ces surcoûts sur leurs produits. Une pression tarifaire qui s’annonce durable et qui touche directement les consommateurs.
Le groupe japonais Sony a officialisé une augmentation de ses prix aux États-Unis. Dans un billet de blog, la vice-présidente Isabelle Tomatis explique : « À l’instar de nombreuses entreprises internationales, nous continuons d’évoluer dans un environnement économique difficile ». Ainsi, le prix de la PlayStation 5 passe désormais à 550 dollars, contre 500 auparavant, et celui de la PlayStation 5 Pro grimpe à 750 dollars.
Déjà au printemps, Sony avait ajusté ses tarifs sur certains marchés. En mai, il avait prévenu que les droits de douane américains pourraient représenter un surcoût de près de 680 millions de dollars sur un an, forçant l’entreprise à envisager des hausses sur son marché le plus stratégique.
Le secteur des boissons également touché
D’autres géants se préparent à suivre la même voie. Selon la revue spécialisée Beverage Digest, PepsiCo envisage une hausse d’environ 10 % sur ses boissons gazeuses afin de « atténuer les effets des droits de douane », notamment sur l’aluminium utilisé pour les canettes.
Le fabricant de boissons énergisantes Monster Beverages a lui aussi évoqué un « paysage douanier complexe et dynamique », laissant entendre une hausse prochaine de ses prix, tant aux États-Unis qu’à l’international. Son dirigeant, Hilton Schlosberg, a reconnu début août que l’entreprise devra adapter ses tarifs pour préserver sa rentabilité.
Les cosmétiques également touchés par les droits de douane
Le secteur des cosmétiques n’est pas épargné. Le groupe américain Estée Lauder estime que l’impact des nouveaux droits de douane pourrait atteindre 100 millions de dollars sur son exercice 2026. L’entreprise envisage elle aussi des ajustements tarifaires afin de compenser ce surcoût.
Depuis le 7 août, l’administration américaine applique de nouveaux droits de douane allant de 10 % à 50 % sur une large gamme de produits importés. Les produits japonais sont frappés d’un minimum de 15 %, en plus des taxes déjà existantes.
Cette politique, réactivée par le président Donald Trump, touche l’ensemble des 90 principaux partenaires commerciaux des États-Unis. Les prochains mois devraient voir d’autres entreprises internationales ajuster leurs prix, au risque d’alourdir encore la facture pour les consommateurs.








