Avec le retour des beaux jours, les Belges reprennent le chemin des barbecues dans les jardins. Cette année, les repas en extérieur seront plus coûteux, principalement en raison de la hausse des prix du bœuf et d’autres viandes populaires.
Chaque printemps, les Belges se tournent vers les grillades dès que le soleil apparaît. En moyenne, les ménages organisent une dizaine de barbecues par an, et plus d’un sur deux commence la saison dès les premiers rayons de soleil. La convivialité reste le moteur principal de cette activité, mais en 2026, les amateurs devront composer avec des prix plus élevés, impactant le budget des familles et des groupes d’amis.
Hausse des prix chez les bouchers
Les boucheries enregistrent une augmentation notable sur certains produits phares du barbecue. Les brochettes de bœuf affichent désormais un prix moyen d’environ 29 euros le kilo, soit 4,50 euros de plus qu’en 2025. Les saucisses suivent la même tendance, avec une hausse d’environ un euro pour atteindre 13,50 euros le kilo. À l’inverse, les pilons de poulet restent stables autour de 7 euros le kilo.
Selon le témoignage auprès de RTL de Michael Sins, boucher indépendant : « Comparé aux supermarchés qui achètent en très gros volumes, nous, on achète toujours des petits volumes… On est donc obligé de le faire ressentir un peu plus fort aux clients. » Cette différence explique en partie pourquoi les prix chez les bouchers augmentent plus fortement que dans les grandes surfaces.
Le bœuf, moteur principal de la hausse
La hausse des prix s’explique principalement par le marché bovin belge. Quentin Legrand, responsable de la filière bovine du collège des producteurs, indique : « On a de moins en moins de bovins en Belgique et en Wallonie, ce qui fait qu’il y a eu de moins en moins d’animaux sur le marché, alors que la consommation ne diminuait pas. » Cette situation pousse certains consommateurs à réduire leurs achats ou à adapter leurs habitudes.
Toujours auprès de RTL, Huguette Walravens, gérante d’une boucherie, confirme : « Dans le temps, on savait que l’été était lié au barbecue, donc on remplissait les comptoirs comme il fallait. Maintenant, on n’est plus sûrs de rien, donc on essaye de gérer différemment. »
Le barbecue reste un rituel estival
Malgré la hausse des prix, le barbecue demeure un rituel incontournable des beaux jours. Les Belges continuent à profiter de ces repas en extérieur, même si certains repas festifs deviennent plus occasionnels. Les consommateurs adaptent leurs choix en privilégiant certains produits en fonction du budget, mais la convivialité et le plaisir de partager une grillade restent inchangés.
L’augmentation des prix des viandes, en particulier du bœuf, rappelle que les fluctuations du marché peuvent affecter les habitudes des consommateurs. Cependant, la pratique du barbecue reste très ancrée dans la culture estivale belge, et nombreux sont ceux qui continueront à organiser des grillades malgré les coûts plus élevés.








