Les ménages bénéficiant du tarif social de l’énergie devront faire face à une nouvelle hausse à partir du 1er octobre. Pour le quatrième trimestre 2026, la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg) annonce une augmentation de 11,4 % pour le gaz naturel et la chaleur, tandis que certains tarifs d’électricité progresseront en moyenne de 7 %.
Ces nouveaux montants seront appliqués du 1er octobre jusqu’à la fin de l’année. Comme prévu par la réglementation, les tarifs sociaux sont recalculés tous les trois mois par la Creg avant d’être publiés sur son site internet et au Moniteur belge. Cette évolution intervient alors que les marchés de l’énergie restent sous pression, notamment en raison de la hausse des prix sur les marchés de gros.
Une hausse du gaz limitée grâce à un plafonnement
La progression des tarifs sociaux aurait pu être bien plus importante sans intervention. Pour le gaz naturel et la chaleur, la Creg indique que la hausse aurait atteint 43,7 % par rapport au troisième trimestre sans plafonnement. Comparée à la moyenne des quatre derniers trimestres, l’augmentation aurait même atteint 61,2 %. Le mécanisme de plafonnement a donc limité la progression appliquée aux bénéficiaires du tarif social. Malgré cette limitation, les ménages concernés verront tout de même leur facture augmenter dès le début du mois d’octobre.
Pour l’électricité, la hausse sera plus modérée selon les types de contrat. Les tarifs bihoraire nuit et exclusif nuit progresseront en moyenne de 7 %. Là aussi, un plafond a été appliqué afin d’éviter une hausse plus forte. Sans cette limitation, ces deux tarifs auraient augmenté respectivement de 15,1 % et 17,4 % en raison de l’évolution des cotations sur les marchés de gros.
Des tarifs sociaux de l’énergie recalculés tous les trois mois
Le tarif social de l’énergie est un dispositif destiné aux ménages qui répondent à certaines conditions d’éligibilité. Son objectif est de leur permettre de bénéficier d’un prix de l’énergie inférieur aux tarifs commerciaux classiques. Contrairement aux offres classiques proposées par les fournisseurs, le montant du tarif social n’est pas fixé librement par les entreprises. Il est calculé par la Creg sur la base des prix observés sur le marché.
La révision trimestrielle permet donc d’adapter ces tarifs aux évolutions du secteur de l’énergie. Lorsque les prix de gros augmentent, le tarif social peut lui aussi progresser avec un décalage. L’augmentation prévue au 1er octobre reflète ainsi les tensions persistantes sur les marchés énergétiques. Les ménages concernés devront intégrer ces nouveaux montants dans leur budget pour les derniers mois de l’année.
La Creg rappelle que les tarifs sociaux du quatrième trimestre seront disponibles via ses canaux officiels ainsi qu’au Moniteur belge, afin que les bénéficiaires puissent consulter les montants exacts applicables selon leur situation.








