Faillites : la Belgique enregistre un record inquiétant au premier semestre 2026

Les faillites atteignent un record en Belgique au premier semestre 2026, selon GraydonCreditsafe, dans un contexte économique sous pression.

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Faillites : la Belgique enregistre un record inquiétant au premier semestre 2026. Crédit : Shutterstock | Econostrum.info - Belgique

Le nombre de faillites atteint un niveau inédit en Belgique. Au cours des six premiers mois de 2026, 6.267 entreprises ont été déclarées en faillite, selon les chiffres publiés par l’agence GraydonCreditsafe. Il s’agit du plus haut niveau jamais enregistré pour un premier semestre, confirmant la fragilité persistante de certaines entreprises face au contexte économique actuel.

Par rapport à la même période de 2025, le nombre de faillites progresse de 4 %, soit 245 dépôts de bilan supplémentaires. Cette hausse confirme une tendance durable, marquée par des difficultés financières récurrentes dans plusieurs secteurs d’activité. La Flandre concentre à elle seule 3.684 faillites, ce qui représente également un record pour les régions du nord du pays. Toutes les provinces flamandes, à l’exception du Limbourg, enregistrent des niveaux de défaillance jamais observés auparavant.

Cette situation confirme une pression économique particulièrement forte sur les entreprises implantées dans cette région.

Une baisse surprenante des pertes d’emplois

Malgré la hausse du nombre de faillites, les conséquences sur l’emploi évoluent dans le sens inverse. Au cours du premier semestre 2026, 11.734 équivalents temps plein ont été supprimés, soit une baisse de 10,73 % par rapport à la même période en 2025. Cette évolution s’explique principalement par la taille des entreprises concernées. Selon GraydonCreditsafe, les faillites touchent désormais davantage de petites structures, ce qui limite mécaniquement le nombre d’emplois détruits par défaillance.

Autrement dit, le tissu économique fragilisé concerne davantage de micro-entreprises ou de sociétés de taille réduite, dont l’impact sur l’emploi global reste plus limité que celui de grandes entreprises en difficulté.

Des secteurs toujours sous pression économique

Certaines branches d’activité continuent de subir une forte pression. La construction, notamment, reste l’un des secteurs les plus exposés, même si le nombre de faillites y recule légèrement sur la période observée. Plus globalement, plusieurs facteurs continuent de fragiliser les entreprises belges. Les hausses de coûts de production, la faiblesse de la demande dans certains segments et la pression sur les marges restent des éléments déterminants dans les difficultés rencontrées.

Pour les analystes, ces chiffres traduisent une situation économique contrastée. D’un côté, le record de faillites témoigne d’une fragilité persistante du tissu entrepreneurial belge. De l’autre, la baisse des pertes d’emplois suggère une évolution structurelle vers des faillites de plus petite taille. Cette dynamique souligne un environnement économique encore instable, dans lequel de nombreuses entreprises peinent à absorber les coûts et les incertitudes du marché.

Les prochains mois seront déterminants pour mesurer si cette tendance se stabilise ou si la hausse des défaillances se poursuit.

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