S’occuper d’un proche dépendant a souvent des conséquences sur la vie professionnelle, entraînant une diminution des revenus et un impact sur les droits à la retraite. Pour éviter cette pénalisation, l’AVA offre aux aidants la possibilité de valider des trimestres sans cotiser. Voici les conditions à remplir pour être éligible à ce dispositif.
L’assurance vieillesse des aidants s’adresse aux personnes qui réduisent ou cessent leur activité professionnelle pour s’occuper d’un proche en perte d’autonomie. Cette aide doit être régulière et fréquente, sans qu’elle relève d’une activité rémunérée.
L’affiliation à l’AVA est automatique et gratuite pour les parents d’un enfant handicapé, à condition que ce dernier soit reconnu par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Pour les autres aidants, notamment ceux prenant en charge un adulte en perte d’autonomie, l’adhésion doit être demandée via un formulaire disponible sur les sites de la CAF et de la MSA. Depuis novembre 2024, cette démarche peut également être effectuée en ligne.
Les conditions pour valider des trimestres sans cotiser
Pour être éligible, l’aidant doit s’occuper d’un adulte bénéficiaire de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), d’un enfant dont le taux d’incapacité permanente est d’au moins 80 %, ou d’un enfant handicapé avec un taux inférieur à 80 %, à condition qu’il perçoive le complément de l’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH).
Contrairement à d’anciens dispositifs, il n’est plus nécessaire de prouver un lien familial ou de vivre sous le même toit que la personne aidée. Cette évolution permet à un plus grand nombre d’aidants de bénéficier de cette prise en charge, rappellent nos confrères de Merci pour l’info.
Un avantage retraite financé par la CAF et la MSA
L’AVA permet de valider des trimestres de retraite sans avoir à payer de cotisations, un avantage essentiel pour les aidants contraints de réduire leur temps de travail ou d’interrompre leur carrière. Ce dispositif concerne les salariés du privé et de l’agriculture, mais aussi les artisans, commerçants et conjoints collaborateurs.
Le financement de ces trimestres est assuré par la CAF ou la MSA, selon le régime auquel l’aidant est affilié. Ces trimestres peuvent être pris en compte pour un départ anticipé au titre d’une carrière longue, dans la limite de quatre trimestres, ou pour le calcul du minimum contributif majoré, avec un maximum de 24 trimestres validés.
Des plafonds de ressources à respecter
Si les ressources de l’aidant ne sont pas prises en compte pour l’AVA en tant que parent d’un enfant handicapé, elles peuvent l’être pour ceux accompagnant un adulte en perte d’autonomie. Dans ce cas, la CAF ou la MSA vérifie que l’aidant a bien réduit son activité. Son revenu ne doit pas excéder 63 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 47 100 euros en 2025.
L’assurance vieillesse des aidants représente un filet de sécurité pour ceux qui mettent leur carrière entre parenthèses afin de s’occuper d’un proche. Ce dispositif leur évite une pénalisation sur leurs droits à la retraite, leur permettant de valider des trimestres sans cotisation.
Si vous êtes concerné par cette situation, il est recommandé de vérifier votre éligibilité auprès de votre CAF ou MSA, et d’entamer les démarches nécessaires pour bénéficier de cette prise en charge.