Mauvaise nouvelle pour les ménages français, l’inflation s’accélère en septembre. Après des mois relativement calme, la hausse des prix devient plus importante en cette rentrée 2026. Pour des millions de foyers, cette hausse se remarquent notamment sur les prix de l’énergie et de certains autres produits.
Selon l’estimation provisoire publiée par l’Insee, l’inflation atteint 3 % sur un an en septembre, contre 2,4 % en août. Cette progression de 0,6 point traduit une nouvelle accélération des prix à la consommation. L’évolution est différente sur un mois. Entre août et septembre, les prix à la consommation ont reculé de 0,3 %. Le chiffre annuel reste donc le principal indicateur de la hausse observée sur douze mois.
De son côté, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), utilisé pour comparer les évolutions entre les pays européens, progresse quant à lui de 3,4 % sur un an, après 2,6 % en août.

L’énergie et les produits frais tirent l’inflation vers le haut
L’énergie constitue le principal facteur d’accélération de l’inflation en septembre. En effet, les prix de cette catégorie progressent de 21,2 % sur un an, contre 16,7 % en août. Les produits frais connaissent eux aussi une forte hausse. Leur prix augmente de 9,9 % sur un an, contre 5,9 % le mois précédent. Cette évolution contribue à la progression de l’alimentation dans son ensemble, même si celle-ci reste nettement moins élevée.
Les prix alimentaires augmentent de 1,5 % sur un an en septembre, contre 1,1 % en août. Le tabac suit une trajectoire différente avec une hausse annuelle de 3,3 %, identique à celle enregistrée en août. Les services voient également leurs tarifs accélérer. Leur hausse atteint 2,2 % sur un an, contre 1,9 % le mois précédent. Les produits manufacturés constituent l’exception parmi les grandes catégories suivies par l’Insee. Leurs prix reculent de 0,3 % sur un an, après une baisse de 0,4 % en août.
Le contexte énergétique pèse sur l’évolution des prix
L’accélération observée en septembre arrive au moment où les tensions sur les marchés de l’énergie sont palpables. En effet, selon les éléments transmis avec l’estimation de l’Insee, la hausse des prix en France et dans plusieurs pays européens est directement liée au déclenchement de la guerre en Iran et au blocage du détroit d’Ormuz à la fin du mois de février.
Avant ces événements, les prix à la consommation progressaient d’environ 1 % sur un an, selon les données citées par l’institut. La progression de l’IPCH à 3,4 % fournit un autre indicateur de la situation française par rapport aux autres économies de la zone euro. Cet indice a gagné 0,8 point en un mois, puisqu’il s’établissait à 2,6 % en août.
Pour les particuliers, l’évolution des prix de l’énergie reste donc particulièrement suivie. Une nouvelle hausse des cours énergétiques pourrait se répercuter sur plusieurs postes de dépenses dans les prochains mois.









