Retraites : travailler jusqu’à 70 ans pourrait devenir une réalité pour certains Français

L’avenir des retraites revient dans le débat avec de nouvelles pistes qui pourraient changer la durée des carrières des Français.

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Retraites : travailler jusqu’à 70 ans pourrait devenir une réalité pour certains Français. Crédit : Shutterstock | Econostrum.info

L’avenir des retraites est au centre des débats depuis un certain temps. Plusieurs mesures ont déjà été évoquées pour tenter de préserver le système des retraites. Le Haut-commissariat à la stratégie et au plan a lui aussi apporté sa contribution en avançant plusieurs propositions, notamment concernant la durée de cotisation des travailleurs.

Alors que la réforme des retraites de 2023 est suspendue jusqu’à la présidentielle de 2027, l’institution avance plusieurs pistes pour adapter le modèle actuel. La plus sensible concerne l’allongement de la durée de cotisation, qui pourrait conduire certains actifs à travailler jusqu’à près de 70 ans avant de pouvoir partir avec une pension complète. Cette hypothèse ne correspond pas à un nouvel âge légal fixé à 70 ans, elle dépendrait surtout de la durée nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein.

Une durée de cotisation qui risque d’augmenter

Aujourd’hui, la plupart des assurés doivent valider 43 années de cotisation pour obtenir une retraite sans décote. Le Haut-commissariat propose d’augmenter progressivement cette durée à 46 ou 47 ans d’ici 2050, détaille TF1 Info. Une telle évolution aurait des conséquences différentes selon les parcours. Concrètement, une personne ayant commencé à travailler tôt pourrait atteindre plus rapidement le nombre d’années demandé. À l’inverse, un actif entré dans la vie professionnelle après des études longues devrait prolonger son activité.

Antoine Foucher, économiste et auteur du rapport, estime que cette piste serait plus simple à appliquer que d’autres réformes. Il a déclaré au Figaro qu’elle serait « plus simple, peut-être un peu moins juste mais moins compliqué » à mettre en œuvre. « Si vous avez commencé à travailler à 18 ans, vous ne partirez pas à 61 mais à 64 ans, et si vous avez commencé à travailler autour de 23-24 ans, c’est plutôt 70 ans qu’il faut viser », a-t-il ajouté. L’objectif avancé par les auteurs est de répondre aux difficultés liées à l’évolution démographique. 

D’autres pistes pour adapter le travail avant la retraite

Le rapport ne repose pas uniquement sur un allongement de la carrière. Il évoque aussi une transformation plus large des parcours professionnels, les auteurs proposent notamment un fonctionnement inspiré d’un système à points. Ce n’est pas tout, le rapport suggère aussi de modifier les règles de validation des trimestres afin de mieux prendre en compte certains parcours. Concrètement, le document avance l’idée de valider un trimestre dès 150 heures travaillées.

Enfin, créer un compte épargne-temps universel (CETU) fait également partie des pistes avancées. Ce dispositif donnerait aux actifs la possibilité d’adapter leur temps de travail selon les périodes de leur vie, notamment lors d’une reconversion, d’un congé d’aidance ou d’une transition progressive vers la retraite. Le Haut-commissariat s’intéresse également à l’emploi des seniors. Les 55-64 ans affichent un taux d’emploi de 62 % en France, contre 66 % en moyenne dans les autres pays européens. 

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