A partir de janvier 2027, l’Assurance maladie va diminuer le taux de prise en charge de plusieurs médicaments courants. Certains traitements comme le Spasfon et certains antihistaminiques, verront leur taux de remboursement baisser de 15 % à 5 %. Pour les patients, cette mesure pourrait avoir des conséquences directes. Pour les complémentaires santé aussi, du moment qu’elles devront choisir de maintenir ou non leur niveau de remboursement.
Ce sont les médicaments classés dans la catégorie des traitements à service médical rendu modéré qui sont concernés par cette évolution. De ce fait, l’Assurance maladie obligatoire va réduire leur remboursement, ce qui aura comme conséquence directe, une hausse de la part que les assurés seront appelés à payer.
Le remboursement de plusieurs médicaments passe de 15 % à 5 %
Selon BFM Business, la baisse annoncée concerne notamment le Spasfon. Plusieurs traitements contre les allergies, notamment certains antihistaminiques, sont aussi concernés par cette modification. Jusqu’à présent, ces médicaments bénéficiaient d’une prise en charge à hauteur de 15 % par l’Assurance maladie. À compter de 2027, ce taux sera ramené à 5 %. Concrètement, sur une boîte de médicaments coûtant 10 euros, le remboursement de la Sécurité sociale passera de 1,50 euro à 50 centimes.
Pour la différence, elle peut toujours être couverte par la mutuelle du patient. Les complémentaires santé pourraient donc se retrouver face à une augmentation des dépenses si elles décident de compenser intégralement cette baisse. Alors que les dépenses de santé progressent et les pouvoirs publics cherchent à limiter la hausse des remboursements de l’Assurance maladie, cette mesure arrive donc à une période clé.
Les mutuelles pourraient augmenter les cotisations
Dans le cas où les mutuelles font le choix de couvrir les nouvelles charges de leurs patients, leurs dépenses seraient alors nettement plus importantes. Selon les acteurs du secteur, cette évolution pourrait participer à une nouvelle hausse des cotisations dans les prochaines années. Les complémentaires santé font déjà face à une augmentation de leurs dépenses lié à plusieurs facteurs sociaux tels que le vieillissement de la population.
Même avec une hausse des prix des médicaments, les personnes disposant d’une bonne couverture complémentaire santé pourraient donc voir leur budget que très légèrement (voire pas du tout) impacté. Par contre, les assurés avec des garanties réduites pourraient devoir payer davantage pour les traitements touchés par cette nouvelle hausse. La Fédération nationale de la Mutualité française surveille particulièrement ces évolutions et rappelle qu’elles peuvent finir par peser sur les assurés.








